EN IMAGES. Mark McCloud possède la plus grande collection de buvards de LSD du monde

Ce collectionneur vivant à San Fransisco possède une collection de plus de 30 000 buvards de LSD. Plus ou moins légal, lorsqu’il parle de ses problèmes avec la justice il déclare : « Qu’ils aillent se faire voir. Il faut bien que quelqu’un leur dise qu’ils vont trop loin, ces enfoirés. » C’est qu’il ne rigole pas le McCloud.

Trip, acide, buvard, carton… Le LSD possède diverses appellations et se présente le plus souvent sous la forme de petits morceaux de papier buvard imprégnés de la substance. Les buvards sont illustrés de dessins. Les effets recherchés sont les hallucinations (distorsions visuelles et auditives), une expérience d’introspection et de voyage intérieur et parfois une expérience de type mystique.

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30 000 buvards

Depuis 50 ans, McCloud collecte et imagine lui même les cartons de LSD qu’il collectionne soigneusement. Des oeuvres d’art controversées apparues en 1966, qui sont utilisées depuis afin de doser cette drogue grâce aux grilles de papier prédécoupées, imprégnées ensuite avec le LSD liquide.

Il nous en dit un peu plus sur son histoire :

« En quatrième, je lisais Les Portes de la perception et je fumais de l’herbe, jusqu’à ce que la mescaline fasse son apparition. J’ai découvert l’acide à 13 ans. C’était dans un hôtel de Santa Barbara, devant la plage. Un ami et moi avions notre propre cabane, on commandait des timbres de LSD à la Fraternité de l’Amour Éternel, la came produite par Stanley Owsley ! C’était une belle expérience, même si, bon, j’étais nerveux. J’aimais l’acide pour son côté « éducatif ». Je me sentais comme un aveugle en train de retrouver la vue.« 

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« Je passais mon temps à les manger »

A l’époque, cinq gouttes étaient déposées sur une petite carte de 20 timbres. La plaque avait la taille d’une plaque d’autochrome. Les timbres étaient alors vendus dans un emballage Kodak. Il ajoute :

« Je me suis laissé vibrer au-delà de ce monde, dans quelque chose de différent, et c’est à ce moment que j’ai commencé ma collection pour de bon. Au début je conservais les buvards au congélateur, mais c’était problématique : je passais mon temps à les manger. Puis l’acide d’Albert Hofmann a été mis sur le marché et je me suis dit : « Merde, il faut que j’encadre ça. » Et puis comme ça, je ne risquais pas de les consommer. »

Il sera souvent arrêté par la brigade des stups américaine mais ne fut jamais écroué du fait que les buvards étaient trop vieux et inutilisables.

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A savoir !

Toute consommation de LSD peut être vécue comme une expérience très traumatisante appelée « bad trip » et qui constitue le principal risque de l’usage de L.S.D. Si le risque de « bad trip » est particulièrement important chez les personnes anxieuses ou à tendance dépressive, il peut toucher tout usager, même la première fois.

Une partie de sa collection est d’ailleurs exposé à la galerie FIFTY24SF à San Francisco pour l’exposition Take it Acid Is.

[Sources images]

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