Messi, Ronaldo, Neymar, Harry Kane, qui sera le meilleur joueur de la Coupe du Monde ?

La Coupe du Monde 2018 en Russie approche à grands pas. Voici nos favoris et nos joueurs phares.

L’Espagne, l’Argentine, l’Angleterre, l’Allemagne, le Brésil ou la France quel est votre favori pour la Coupe du Monde ? Et dans ces équipes, qui pensez-vous capable de faire la différence ? Quel serait pour vous le joueur sur lequel il faudrait parier afin de devenir le meilleur joueur de la Coupe du Monde 2018 ?

Notre favori : l’Espagne

Dans un groupe intéressant avec le Maroc, l’Iran et surtout le Portugal, l’Espagne devrait se défaire sans encombre de la phase de groupes. Le premier choc de la Coupe du Monde 2018 accouchera d’un énorme Portugal Espagne, entre le dernier champion d’Europe (2016) dans le rôle d’outsider, et le champion du Monde 2010 et champion d’Europe 2012. L’Espagne, qui a récemment réduit à néant la sélection argentine lors d’un match amical remporté 6 buts à 1, représente le danger numéro pour les Bleus à la Coupe du Monde. Le sélectionneur, Julen Lopetegui, a réussi à verticaliser davantage le jeu de possession espagnol, basé sur le 443 du Barça de Guardiola, en ajoutant des joueurs tels que Vasquez ou Asensio. Un duel lusitanien de titans entre bon nombre d’individualités du Real et du Barça, comme Cristiano Ronaldo et Andre Gomes, dont on ignore s’il retrouvera son niveau d’antan, et les exceptionnels Isco, Ramos, ou Iniesta.

Le duel Ronaldo vs Espagne

Côté lusitanien, on attend énormément de CR7. Vainqueur de l’Euro en France en 2016 sans un immense CR7, le Portugal aura besoin de son buteur star afin d’aller le plus loin possible dans cette Coupe du Monde. Mais qui pourra l’assister ? Andre Gomes ou encore le valencian Gonçalo Guedes, énorme cette saison avec le club ché, seront ses principaux pourvoyeurs de ballons. Nul doute que Ronaldo rêverait d’une finale Portugal-Espagne ou Portugal-Argentine.

Ramos, Isco, Iniesta ?

Ces 3 noms font trembler les meilleures équipes du Monde. Don Iniesta, éliminé en 1/4 de finale par la Roma avec le FC Barcelone, va pouvoir souffler avec le RDV avec la Roja, avec pour seul échéance la Coupe d’Espagne, ainsi qu’un Classico qui pourrait sacrer le Barça en championnat. Valverde devrait pouvoir le ménager d’ici la Coupe du Monde, car Iniesta, 33 ans, est au sommet de son art, mais souffre de pépins physiques. Nul doute qu’il aimerait finir sa carrière en sélection avec une deuxième Coupe du Monde à son palmarès.

Ramos, lui aussi a tout gagné. 3 Ligues des Champions, une Coupe du Monde, deux Euros. L’ancien latéral droit pourrait réaliser un doublé Coupe du Monde – Ligue des Champions exceptionnel, et ainsi gagner le Ballon d’Or, une première après des années d’hégémonie Messi – Ronaldo.

Quant à Isco, s’il n’est pas toujours titulaire avec le Real, il est déjà considéré comme un cadre en équipe d’Espagne. Le milieu créatif, l’un des meilleurs dribbleurs d’Europe, sera l’un des joueurs à suivre à la Coupe du Monde, durant laquelle il nous régalera de gestes techniques dont il a le secret. On a hâte.

Messi n’a pas dit son dernier mot

Alors que Messi a tout gagné avec le Barça, à la fois d’un point de vue personnel et collectif, la Pulga n’a jamais remporté de trophées avec sa sélection. Celui qui est arrivé à 13 ans à la Masia, le centre de formation catalan, pourrait-il être le joueur rêvé par les supporters argentins, comme l’a été le Pibe de Oro ? Si Messi est sans cesse comparé à Maradona, l’un a éclaboussé de son talent la Coupe du Monde, faisant au passage deux finales dont une gagnée par les argentins, quand le plus beau fait d’armes de Messi est un triplé face à l’Equateur qui a qualifié sa sélection sur le fil lors du Mondial.

Quid de l’Argentine ?

Seul hic, si l’Argentine regorge de talents offensifs (Dybala ou encore Icardi ne devraient pas être du voyage en Russie), la défense de l’Argentine peine à voir, Otamendi n’étant pas toujours rassurant, et le milieu de terrain, malgré l’arrivée récente de Lo Celso, qui pourrait être titulaire au mondial, manque de répères. La raclée subie face aux Espagnols en mars témoigne de la porosité défensive des argentins. Mais Messi n’était pas là, face à cette débacle, qui aura au moins le mérite  de faire réfléchir Jorge Sampaoli sur son 11 de départ et sa stratégie.

Et si Harry Kane donnait le titre à l’Angleterre ?

On se souvient de l’Angleterre de Gary Lineker, puis celle de Scholes, Lampard et Gerrard. Une sélection avec des joueurs de génie, mais qui n’ont jamais dépassé les 1/2 finale, comme lors de l’Euro 96, leur plus beau fait d’armes depuis 1966. Car oui, l’Angleterre regorge de talents, comme Delle Alli ou Harry Kane, les deux super joueurs de Tottenham. Mais l’Angleterre, sans doute par snobisme, comme ils aiment le dire (on y croit) snobe les compétions internationales, et ce, depuis la Coupe du Monde gagnée à Wembley en 1966… Ça remonte à plus loin qu’un dernier titre de champion de Saint-Etienne. Si Harry Kane et Delle Alli remportent le trophée en Russie, alors que les deux pays sont en pleine guerre diplomatique, ils mettraient fin à plus de 50 ans de disette. Et pour le coup, cela serait un exploit.

La France vainqueur de la Coupe du Monde 2018 ?

Sur le papier, l’Equipe de France est la sélection la plus chère du monde, lorsque l’on prend la valorisation des joueurs, ainsi que le prix réels des transfert de ces joueurs. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Que ces joueurs ont été transférés récemment, puisque leur ancien club a su profiter de la hausse délirante du prix des joueurs sur le marché, mais aussi de leur jeunesse, car on le sait, les joueurs jeunes sont davantage valorisés sur le marché. Cela signifie enfin que ces derniers sont arrivés récemment dans leur nouveau club, et n’ont pas encore tous les répères. Comme Anthony Martial, transféré très cher après quelques matchs avec l’AS Monaco, et en échec du côté de Manchester United (il songerait à partir cet été), ou encore Kylian Mbappé, très jeune et déjà international et titulaire à Paris, voir même Paul Pogba ou Ousmane Dembele, pas toujours en odeur de sainteté dans leurs équipes respectives.

Pogba et Griezmann en forme

Sur le papier, avec des si, la France est l’un des favoris pour la Coupe du Monde, même si la défense inquiète. A droite, Sidibé est médiocre à chacune de ses sorties, idem pour Lucas Digne qui joue peu en club. Coté défense centrale, Umtiti, qui pourrait quitter le Barça n’est pas rassurant en ce moment, et Varane, orphelin de Ramos avec les Bleus, ne respire pas autant le calme que lorsqu’il porte la tenue blanche du Real. Affaire à suivre. Seul point positif, Paul Pogba et Antoine Griezmann semblent au top de leur forme actuellement. Le premier a porté son équipe dans le derby face à City, et Griezmann est le meilleur joueur de l’Atletico et l’un des meilleurs en Liga depuis janvier.

L’Allemagne, championne d’Europe, une machine à gagner

Si l’Allemagne n’a pas de joueurs superstars comme Messi, Ronaldo ou Neymar, elle dispose d’un collectif hyper huilé, à l’inverse de l’Argentine ou de la France. A commencer par sa défense centrale, Hummels – Boateng, sans doute l’une des meilleurs charnières en Europe, et probablement la meilleure de la Coupe du Monde. Ces deux joueurs pourraient d’ailleurs porter leur équipe jusqu’en finale, et qui dit qu’ils ne pourraient pas truster la place de meilleur joueur de la Coupe du Monde ? D’autant plus que nombreux sont nos confrères qui parlent d’une Coupe du Monde à forte probabilité défensive. Au milieu, l’Allemagne dispose aussi d’un arsenal impressionnant, avec notamment Toni Kroos, l’éternel Samy Khedira, toujours énorme avec sa sélection, tout comme Mezut Ozil, pas toujours idyllique à Arsenal mais intraitable en sélection. Seul bémol pour l’Allemagne, l’absence du 9 de référence, depuis la retraite de Klose, mais Timo Werner est en forme actuellement avec le RB Leipzig.

Le Brésil, disparu des radars depuis le 7-1 ? Pas vraiment

Si vous ne suivez pas toujours l’actualité de la sélection brésilienne, la Selaçao vous semble être un tas de cendres, depuis leur dérouillé 7 buts à 1 subie par l’Allemagne en demi-finale de Coupe du Monde 2014.  Le Brésil a fait du chemin depuis. La Seleçao s’est reconstruit depuis. Neymar est encore plus un cadre qu’auparavant. Neymar, l’homme le plus cher au monde, aura eu le temps de se reposer depuis sa blessure contractée avec le PSG, et sera l’argument numéro un de la sélection jaune et verte, bien secondé par son compatriote Coutinho. Avec Willian, Gabriel Jesus et Firmino, le Brésil dispose d’une attaque exceptionnelle. Au milieu , Paulinho a pris une nouvelle dimension, et Marquinhos est intraitable derrière. Ederson, le gardien de City, est également à surveiller.

On pourrait également ajouter Lewandowski et Sadio Mané, face à face lors d’un Senegal Pologne intéressant au premier tour, mais aussi Mohamed Salah, superstar de l’Egypte, une sélection qui pourrait enfin s’affirmer sur la scène mondiale après de multiples trophées sur le sol africain. L’Egypte, qui affrontera d’ailleurs la Belgique, un outsider, au premier tour. Eden Hazard, mais aussi Kompany ou Lukaku, pourraient-ils porter leur sélection jusqu’en finale ?

On oublie également le danois Eriksen, l’un des meilleurs milieux de terrain d’Europe, mais aussi Cavani, James, Suarez ou Falcao, des cadres dans leur sélection, eux aussi outsiders.

Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

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