Espionnage. La NSA utilise des logiciels pour retranscrire les conversations audios en texte

LA NSA, l’Agence américaine de renseignements, n’utilise pas des petits mains qui retranscrivent les conversations de centaines de millions d’humains, chaque jour. Ces derniers font appels à des robots qui convertissent les formats audios en format texte. Ces informations proviennent des documents secrets de la NSA divulgués par Edward Snowden.

Le renseignement high tech. La NSA fait appel à des robots pour retranscrire vos conversations lors d’écoutes téléphoniques. Une fois retranscrits, ces documents sont classés dans une base de données. Le média en ligne The Intercept nous révèle que ce logiciel a énormément progressé depuis son utilisation après le 11 septembre. La NSA est passée à l’Ere du Big Data.

La NSA désormais à l’ère du Big Data

Alors que certains utilisent le Big Data pour prévoir l’avenir, d’autres l’utilisent pour surveiller le monde. Grâce à un système ingénieux de recherche par mots clés, que la NSA aurait substitué au logiciel commercial Dragon Dictate, la NSA est capable de classer les conversations par catégories. L’outil de l’agence de renseignement a été baptisé RHINEHART en 2004. En interne, il est appelé « Google For Voice » en raison de sa capacité à retranscrire une voix dans n’importe quelle langue.

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Puis, quelques temps plus tard, la NSA aurait lancé VoiceRT, dans un premier temps pour déchiffrer les conversations à Bagdad, en pleine guerre en Irak. Enfin, en 2013, VoiceRT a été remplacé par un système encore plus compétent, SPIRITFIRE. La NSA pouvait, grâce à VoiceRT, indexer un million de conversations par jour dans plusieurs langues. Nul ne sait combien elle peut en retranscrire avec SPIRITFIRE, mais ce chiffre doit être beaucoup plus élevé.

Renseignements. Les Etats-Unis visés au quotidien par ces écoutes téléphoniques

 

Les pays visés par ces écoutes ? Les documents de Snowden révèlent que ces écoutes ne concernaient au début que les zones de conflits, mais très vite il y a eu des débordements, sans doute avec l’appui du gouvernement, et ce bien avant le Patriot Act. Ainsi, les écoutes ont été faites dans un premier temps en Amérique Latine puis aux Etats-Unis. The Intercept mentionne que le USA Freedom Act, censé mieux encadrer les programmes de surveillance, ne concerne pas ce type de collection de données qui pourrait donc continuer sans être affecté par la nouvelle loi. Certains américains ne cautionnent pas ces écoutes. Il y a eu plusieurs incidents autour des locaux de la NSA récemment. Ces méthodes d’espionnage rappellent les heures les plus sombres de la guerre froide. Ainsi, les russes ont récemment piraté la boite mail du président américain Barack Obama.

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