CHARLIE HEBDO. Une enseignante suspendue pour avoir nié les attentats

Une enseignante a été mise à pied après avoir remis en cause les attentats qui ont frappé la France la semaine dernière. Elle exerçait sa profession dans un centre de formation professionnelle de Bobigny, dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Nous vous parlions récemment du rôle de l’Education Nationale afin de transmettre les valeurs républicaines et laïques à nos enfants. Ce rôle peut être mis à défaut dans certaines écoles, comme c’est le cas ici. Le quotidien 20 Minutes rapporte qu’une enseignante a nié devant ses élèves d’un centre de formation professionnel de Bobigny, dans le département de la Seine Saint Denis, le fait que les attentats se soient déroulés de cette façon. Sa théorie a été enregistré par certains élèves de sa classe.

Elle parle d’Ahmed Merabet, le policier abattu par les frères Kouachi après l’attaque contre Charlie Hebdo, comme d’un « soit disant policier »

Dans cet enregistrement, révélé par Le Monde et vérifié par l’AFP, la professeur de terminale explique qu’elle remet en doute le fait que les djihadistes aient laissé «quand même des empreintes», alors qu’ils ont «mis des gants et une cagoule». Elle parle d’Ahmed Merabet, le policier abattu par les frères Kouachi après l’attaque contre Charlie Hebdo, comme d’un « soit disant policier ». 

Pire, lorsque certains de ses élèves commencèrent à écouter attentivement sa « théorie du complot », et ont commencé à donner leur avis, celle-ci les a laissé parler librement. Certains élèves ont surenchérit, déclarant notamment que l’Occident tentait ainsi de pervertir la religion musulmane parce que c’est la seule qui a gardé un peu toutes ses valeurs». L’enseignante a alors acquiescé, ajoutant que l’Islam «dérange».

Tu peux tuer quelqu’un pour défendre ta religion

La classe était à ce moment-là divisée en deux parties, ceux qui défendaient les djihadistes, et ceux qui refusaient d’entendre de telles paroles. La professeur a alors déclaré que : «vous pouvez vous battre pour deux raisons: tu peux tuer quelqu’un pour défendre ta religion, ça c’est vrai, et tu peux tuer quelqu’un pour ta famille.» Selon 20 Minutes, contactée par Le Monde, qui a révélé l’affaire, l’enseignante a estimé que sa mise à pied était «honteuse» et assuré n’avoir «tenu aucun propos déplacé».

 

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