Charlie Hebdo : 30 Millions mais pas de solutions

30 000 000 d’euros récoltés depuis le 7 janvier et toujours aucune solution envisagée concernant l’avenir de Charlie Hebdo.

Un problème de financement que l’on pourrait considérer comme « réglé », vu l’importante somme d’argent récoltée grâce aux dons, mais qui au final ne fait pas avancer les choses. Les problèmes à la rédaction de Charlie Hebdo ne datent pas d’hier, puisqu’en 2011 déjà, Charlie était touché par un incendie de type criminel. A cette époque, le feu- rédacteur en chef, Charb, lançait un appel aux dons des lecteurs, ce qui leur permis de récolter 30 000 euros afin de relancer le journal.

Cette carte de l’appel aux dons avait également été re-jouée quelques mois plus tard, en février 2011 quand les chiffres de lecteurs du journal étaient au plus bas.

Depuis les attentats du 7 janvier 2015, l’hebdomadaire satyrique a récolté environ 30 000 000 d’euros de dons et de ventes. Synonyme de la fin de leurs problèmes ?

Dans le cas actuel, l’argent n’est pas une solution. L’effet Charlie Hebdo étant redescendu, l’hebdomadaire retrouve ses quelques trente mille fidèles, pas de quoi faire vivre un hebdomadaire, et bien loin des 7 millions d’achats du numéro du 14 Janvier. Le journal est donc en état de crise, car il est actuellement détenus par 3 groupes d’actionnaires.

Premièrement 40% de Charlie Hebdo reviennent à la famille du dessinateur Charb, ensuite 40% reviennent au dessinateur Riss et 20% à Eric Porthereau, le remplaçant de Charb, cette répartition compliquant l’avenir du journal.

La question se pose donc. Quoi faire entre continuer de produire chaque semaine un nouveau numéro -bien que si cela arrive, ils n’auront aucune garantie de dépasser les 30 000 abonnés et ce sera donc un retour à la faillite.

Ou d’arrêter la production hebdomadaire maintenant, mais ceci représenterait donc une victoire des terroristes, dont le but était de tuer la liberté d’expression. Le rôle de Charlie Hebdo devient un fait médiatique, et ces 30 000 000 d’euros n’arrangent en rien son futur, hormis le règlement des dettes que le journal avait avant le 7 janvier 2015.

Et vous, qu’en pensez vous ? Quelle stratégie devrait adopter le journal satirique?

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