Décryptage d’un serial-bashing : la série Insatiable 

Netflix vient de dévoiler sa nouvelle série en ce 10 août, du nom de Insatiable. Bad buzz, pétition et plus encore sur Twitter, divisant internet. Du coup, séance de binge-watching pour comprendre, étudier mais surtout se donner un avis sur cette série. 

Génération névrosée

Les mannequins, les publicités, les couvertures de magazines, ces stars filiformes, les rues de Paris et du monde entier ne se lassent pas de ces caricatures aux physiques plus que parfaits. Il en devient hilarant de voir une collection mode hyper bariolée, hyper décalée, hyper colorée. La marque Burberry le prouve avec l’homogénéisation de son logo, rimant avec malaise et chaos. Exit originalité, prise de position et engagement.

Un espoir, que nenni, le plus important reste et restera le porte-feuille de ces hommes et de ces femmes qui se définissent par leur rang social, leurs sacs et nombre de followers sur Instagram. De quoi devenir narcissique, névrosé, égoïste, et de dédier sa vie à l’image que l’on donne aux autres.

L’hiver prochain il faudra donc éviter toute prise de risques, en témoigne cette nouvelle série Netflix : Insatiable. Désireuse d’aller au-delà de cette parure, de cette couronne et de ces talons, Lauren Gussis créatrice de cette nouvelle série, veut frapper fort en démolissant un personnage américain mythique « la miss ». On laisse tomber les images, les murs et surtout flopée de thèmes qui raisonnent auprès de certain(e)s de cette génération. À déplorer un manque de temps pour creuser un peu plus ces sujets ? Homophobie, racisme, viol, dominance de l’homme, argent, sexe, toute la société y passe avec ses plus beaux défauts.

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pull your sh!t together angie!!!!

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Une vraie bonne idée

Quand la presse n’aime pas, la presse n’aime pas. Elle se fait entendre ces derniers jours au point d’en oublier de regarder cette série avant. Un critérium et plusieurs tasses de café plus tard l’incompréhension de ce bad buzz pour « Insatiable » reste entière. Ici il est surtout question des névroses de ce personnage principal qui, certes sur-joué par moment, parlent à tous ou à toutes notamment durant cette période lycée ou collège peut agréable. Premier épisode, le cadre est posé avec cette phrase  »Skinny Is Magic » à prendre avec une bonne dose de recul. Grossophobie pour cette voisine ou ce collègue de bureau, il est surtout question de remettre en question cette obsession à la minceur et au physique parfait dans cette société. Les États-Unis ne sont pas sans reste au contraire ! S’accepter tel que l’on est, prouvé par cette perte de poids du personnage qui ne se sent toujours pas bien dans son corps malgré ce changement. Il en devient parfois maladif pour beaucoup dans notre société, au point de développer des troubles alimentaires. 

My Mad Fat Diary, who ? 

Dans la même lignée que « Insatiable », il est conseillé de découvrir ou re-découvrir la série My Mad Fat Diary, qui dépeint un personnage atteinte d’une maladie mentale souffrant d’obésité. Relation humaine, coup de coeur, premier job, relation avec sa famille, le monde qui entoure Rae a de quoi rendre fou . Pour ne pas influencer, il ne tient qu’à tous d’en découvrir les épisodes hilarants et tristes à la fois. Une ode à la vie, la vraie que chaque adolescent(e) traverse !

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