Lundi 19 novembre 2018, la journée des toilettes

Lundi 19 novembre 2018, journée mondiale des toilettes

La nature vous envoie un message pour que notre planète ne soit plus un égout à ciel ouvert…

Chaque année, l’ONU tire la sonnette d’alarme. Des milliards d’individus dans le monde n’ont pas accès à des toilettes décentes, causant de graves problèmes sanitaires. Afin d’aider ces populations à pouvoir vivre plus décemment, L’Organisation Non Gouvernementale a créé La Journée Mondiale des Toilettes, célébrée chaque année le 19 novembre depuis 2001.

Quelques chiffres alarmants en matière sanitaire

60 % de la population mondiale (4,5 milliards de personnes) n’a pas de toilettes à la maison ou dispose de toilettes qui ne permettent pas une gestion hygiénique des excréments.

892 millions de personnes dans le monde pratiquent la défécation en plein air et sont privées de sanitaires – les matières fécales ne sont donc ni recueillies ni traitées.

1,8 milliard de personnes boivent de l’eau potable non améliorée sans protection contre la contamination par des matières fécales.

Dans l’ensemble, 80 % des eaux usées résultant des activités humaines retournent dans l’écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées.

Un tiers des écoles dans le monde ne dispose pas de toilettes – un problème qui s’aggrave pour les filles pendant la période de menstruation.

900 millions d’écoliers dans le monde ne disposent pas d’installations pour le lavage des mains – ce qui favorise la propagation de maladies mortelles.

« Progrès en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène : mise à jour 2017 et évaluation des ODD » (OMS/UNICEF)

En France, nous disposons, quasiment tous, de toilettes à domicile. Ce confort élémentaire nous permet de respecter les règles d’hygiène les plus fondamentales, tout en adoptant une consommation responsable.

La France dispose de 19 750 usines de traitement des eaux usées, dont l’entretien est primordial pour éviter les rejets directs d’eaux non épurées en milieu naturel. La quasi-totalité des communes de plus de 10 000 habitants disposent d’une usine de dépollution des eaux usées. Pour les stations de plus de 2000 équivalents-habitants, la charge polluante a été réduite de 92 % en moyenne.

(Étude Bipe 2015)

2,6 milliards de personnes sont exposées à la prolifération d’épidémies

Station d'épuration  Photo Les Echos
Station d’épuration
Photo Les Echos

Disposer d’un service d’eau et d’assainissement chez soi permettant de collecter les eaux usées est la garantie d’une sécurité sanitaire et environnementale. Cette évidence n’est pourtant pas universelle : 2,6 milliards de personnes n’ont même pas accès à des services d’assainissement de base. Ce qui favorise la prolifération d’épidémies.

En outre, selon l’Unicef, des millions de petites filles, dans le monde, ne vont pas à l’école parce que les toilettes n’existent pas. En France, le problème est d’avantage lié au mauvais entretien des toilettes, dans les écoles primaires et les collèges, qu’à l’absence de réseaux d’assainissement.

Nous avons tous un rôle à jouer pour respecter notre environnement. Que deviennent nos eaux usées et quels sont les bons gestes à adopter ? N’hésitez pas à me rappeler, si vous souhaitez approfondir le sujet.

Le Centre d’information sur l’eau se mobilise depuis 22 ans pour aider le grand public à démêler la complexité des informations techniques, juridiques ou scientifiques et ainsi mieux connaître, pour mieux l’apprécier, l’eau de la ressource au robinet.

 

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