Lyon : Les propos choquants de la revue le Petit Paumé envers certains établissements

Ce week end, comme chaque année depuis 1968, les lyonnais ont pu récuperer gratuitement un des deux-cent cinquante milles exemplaire du Petit Paumé ce week end. Mais quelle ne fut pas la stupéfaction de certains lorsqu’ils ont découvert les commentaires du magazine à l’attention de certains établissements.

Racisme, populisme et mauvais gout : la rédaction du Petit Paumé à Lyon ne fait pas dans la dentelle cette année

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LYON / photo Pixabay

Le Petit Paumé, c’est une équipe de 35 étudiants issus de l’Ecole EM LYON à Ecully, qui, chaque année, arpentent le Grand Lyon afin de donner leur avis sur les différents établissements (bars-restaurants-boites de nuit), afin d’offrir, dans les pages du guide, un éventail complet des meilleurs endroits où sortir dans la capitale des Gaules. Leurs commentaires, souvent décalés et sur le ton de l’humour, sont rédigés par les étudiants de l’EM. Mais, jamais, ils n’étaient tombés aussi bas.

Le Bad buzz de la rédaction du Petit Paumé

Le guide Petit Paumé 2020 renferme certains avis…. très limites, que nous avons recensé ci-dessous. Ces quelques avis ont suscité une telle polémique que, Tawhid Chtioui, nouveau Président du directoire et directeur général d’ Em Lyon business school, a publié un communiqué ce dimanche sur Twitter. Et a prévu des sanctions, tout en promettant que les pages du guide comportant ces avis seraient retirées.

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Lyon photo de la ville Photo libre de droits Pixabay

Petit Paumé : « Je fuis une bande de rebeus »

Mais le mal est fait. De nombreux internautes ont invité à boycotter le guide Petit Paumé, qui s’offre donc un bad buzz dont ils se seraient bien passés. Premier commentaire très limite, qui concerne l’établissement Ho36 dans le quartier de Guillotière, recommandé par l’équipe :

 « Alors que je fuis une bande de rebeus place Guillotière, je m’engouffre un peu au hasard dans le Ho36. Bonne pioche ! Des jeunes blancs qui travaillent sur leurs ordis, tout en sirotant un bon café latte. Je vais pouvoir me fondre dans la masse. Un peu de Presqu’ile à Guillotière . ».

Puis, concernant le Petit Grain, établissement proposant des plats asiatiques à petits prix dans le deuxième arrondissement, le Petit Paumé a expliqué que ces Bo-bun étaient « aussi explosifs qu’une bombe qui explosait à Hanoi en 1972 ».

Quant à Grégoire Cuilleron, le chef des Cinq Mains, il est qualifié de « manchot qui ne fait pas la manche dans le métro ». L’avis du Bar à Chat Comptoir du Gentlecat, où les chats sont comparées à l’anatomie des Miss France, « de toutes les races », est lui aussi irrelevant, et totalement misogyne.

Et ils n’oublient pas de comparer un établissement dans lequel on fume la chicha à un endroit fréquenté par des musulmans où « la Charia n’est pas appliquée ».

Le Président de l’EM présente ses excuses et promet de retirer les passages choquants et insultants

Rue 89 ajoute que « ce n’est pas la première fois que le magazine dérape.

Le Petit Paumé avait inauguré une rubrique dédiée à la « cuisine des îles » avec une fausse citation attribuée à Anders Breivik : « J’aime bien les îles, il n’y a pas moyen de fuir ».

Contactée, la rédaction parle davantage d’une maladresse, utilisant le second degré comme marque de fabrique.

« Nous reconnaissons une maladresse de rédaction et souhaitons donc présenter nos sincères excuses et réaffirmer qu’il n’a jamais été dans notre intention de discriminer qui que ce soit.

François Désir, le président du guide, et Philippine de Rivoyre, sa rédactrice en chef

Nous voulions appuyer sur le fait que cette critique ne reflète en aucun cas une réalité ou une pensée mais des clichés généralistes qui sont loin de notre vision d’un Lyon où le vivre-ensemble est une réalité. »

François Désir, le président du guide, et Philippine de Rivoyre, sa rédactrice en chef

« […] Nous nous mettons, parfois, dans la peau de personnages fictifs ou dans des situations extrapolées lorsque nous rédigeons nos critiques. Le Petit Paumé n’a pas pour volonté de représenter une communauté plutôt qu’une autre. Ouvrir les débats, ne pas faire du politiquement correct mais polémiquer correctement est un de nos objectifs. Il n’a pas été atteint ici et nous en sommes profondément désolés, c’est pourquoi les passages ciblés ont été supprimés de l’ensemble de nos supports numériques. »

François Désir, le président du guide, et Philippine de Rivoyre, sa rédactrice en chef

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