Un meurtrier arrêté grâce à un bracelet connecté !

Si les bracelets connectés permettent de contrôler notre activité pour conserver la forme, on leur trouve progressivement d’autres utilités En Californie, un modèle Fitbit a permis à la police de résoudre une enquête et d’arrêter un meurtrier. En effet, les informations collectées par le tracker, ont permis vérifier que le suspect était bien au domicile de la victime au moment du meurtre

Un mensonge qui tombe à plat

C’est au début du mois de septembre 2018, dans la ville de San Jose, que Mr Aiello, âgé de 90 ans, se rend chez sa belle-fille, Karen Navarra, pour une simple visite de courtoisie. Il venait gentiment lui apporter quelques parts de pizza et des cookies fait par son épouse. D’après Mr Aiello, lui et Karen sont en très bons termes, et ce jour-là, elle lui offre même quelques fleurs de son petit jardin. C’est en tout cas ce qu’il dira à la police quelques jours plus tard, lors de son interrogatoire.

Car près d’une semaine après cette visite, Karen est retrouvée morte chez elle, par une de ses collègues de la pharmacie où elle travaillait. Cette dernière inquiète de ne pas la voir sur son lieu de travail, sans donner de nouvelles, avait pris la décision de se rendre à son domicile. Elle trouve alors une porte d’entrée qui n’est pas verrouillée, et à l’intérieur, le corps sans vie de Karen, au milieu d’une mare de sang. Le visage et le cou de la victime sont lacérés, et elle tient un long couteau de cuisine dans sa main.

La police est immédiatement prévenue, et elle contacte naturellement la seule famille de la victime, Adele Aiello, sa mère, âgé de 92 ans, et son beau-père Mr Aiello, qui s’avère être le dernier à avoir vu Karen en vie.

Le bracelet Fitbit ne ment pas !

Mr Aiello explique avoir apporté à manger à sa belle-fille, et il serait simplement reparti au bout d’une quinzaine de minutes. Il assure cependant avoir vu la victime quelque temps après dans sa voiture, en compagnie d’un homme qu’il ne connaissait pas.

Ce n’est pas la première fois qu’un bracelet connecté Fitbit permet de résoudre une enquête

Il y a des vidéos de surveillance qui montrent effectivement l’arrivée et le départ de Mr. Aiello, mais qui ne prouvent pas qu’il soit coupable du crime. En revanche, Karen portait un bracelet connecté qui contrôlait son rythme cardiaque. En analysant les données, les enquêteurs se sont rendu compte que le cœur de la victime s’emballait anormalement vers 15h20, avant de ralentir très vite, pour finalement s’arrêter complètement à 15h28.

À ce moment-là, Mr Aiello était encore dans le domicile de sa belle-fille. Le vieux monsieur nie en bloc, en expliquant que le bracelet ou les caméras devaient être déréglés, mais la police lui explique que les deux appareils sont réglés sur l’heure d’internet, et qu’aucun décalage n’est possible. Il finira alors par avouer le meurtre, quelques heures plus tard. La police retrouvera également des vêtements tâchés du sang de la victime, au domicile de Mr. Aiello.

Les smartphones équipés de GPS permettent de résoudre de nombreux crimes chaque année, et la police peut donc désormais aussi compter sur les bracelets connectés, qui offrent des informations pertinentes, notamment pour établir l’heure précise d’un décès.

Ce n’est pas la première fois qu’un bracelet connecté Fitbit permet de résoudre une enquête, en 2015 déjà, les données GPS d’un tracker d’activité avaient permis de trouver un homme coupable d’agression sexuelle en Pennsylvanie. En 2017 également, la police s’était rendue compte qu’un bracelet Garmin Vivosmart avait enregistré la lutte d’une femme contre son agresseur, permettant d’avoir l’heure exacte de l’agression.

Comme le New York Times le dit bien, si l’homme se fait attraper, ce ne sera pas le premier a avoir été pris à cause d’un bracelet connecté.

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