Coronavirus: l’activité publicitaire durement touchée ? On a posé la question au fondateur d’une agence en marketing digital

Jonathan Vidor est le fondateur de la société JVWEB, qui accompagne les marchands dans leur problématique marketing sur les supports Google, Facebook Ads et le SEO.

Jonathan Vidor est passionné d’informatique depuis son plus jeune âge. Il a crée son premier site alors qu’il était adolescent. Il emploie aujourd’hui soixante cinq salariés en France, mais aussi en Asie, qui aident à répondre chaque jour aux problématiques clients

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SEO : Analyse client photo d’illustration

Il a pu analyser les chiffres clés des dépenses en publicité digitale sur les premières semaines du confinement en analysant les dépenses de 4000 clients, des pures players à 75%.

Lors de la semaine du 2 mars, les dépenses en marketing digital ont connu une baisse de 5% par rapport à l’année N-1. Concernant la répartition du chiffre d’affaires, peu de changements. JVWEB vendent 80% de bannières Ads et facturent 20% de SEO. Contrairement à l’Ads, les clients font appel à des agences pour le SEO selon leurs besoins, avec des contrats souvent annuels. Tandis que pour le Ads (Google-Facebook-Instagram) la durée des contrats est d’environ six ans.

Panique lors de la semaine 16 mars

La semaine du 10 mars, les dépenses Ads étaient réduites de 25%, avant que celles-ci reculent de 60% la semaine du 16 mars.

Puis c’est la dégringolade. On constate – 55% par rapport à l’année précédente la semaine du 23 mars. On constate ensuite une légère reprise des achats publicitaires la dernière semaine de mars, mais toujours en dessus de la barre des -45%, avant de se stabiliser à -50% début avril.

Google et Facebook connaissent des baisses similaires mais Jonathan Vidor constate qu’il a légèrement plus de demandes sur Instagram. Sur Facebook, moins de post publicitaires mais il note un meilleur reach depuis le début du confinement.

Mais cette chute vertigineuse des budgets pubs avait été, pour certains secteurs d’activité, anticipée avant la crise du Coronavirus. Les voyagistes notamment, avaient restreint voir coupé pour la plupart leur budget une semaine avant le confinement. Certains marchands ont arrêté de travailler, ou travaillaient en pourcentage gratuit. (Pas ou peu de stocks par ex). D’autres secteurs sont touchés comme les assurances. Les sites de fast fashion sont également impactés.

Des secteurs peu impactés par la pandémie

En revanche, certains secteurs n’ont pas connu de baisse d’activité. Et d’autres se portent plutôt bien. On peut citer, à titre d’exemple, les sites d’accessoires : accessoires de cuisine, e-commerces qui vendent des chaussures de running, ou encore les marchands de produits pour les 0-9 ans. Le marché des sex-toys se porte assez bien, ainsi que les abonnement de titres de presse en ligne, quotidiens et hebdo.

Reprise en avril

En ce mois d’avril, on constate une hausse des demandes. Il y a plus de requêtes sur Google. Beaucoup de clients se remettent à diffuser.

Merci à Jonathan Vidor pour son temps.

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