Rencontre avec le duo aérien de Elodie et Hadrien, Holy Two

Repérés lors de leur participation au  Prix Ricard S.A. Live Music notamment, mais aussi par de jolies parutions dans les Inrocks, les Holy Two se définissent comme étant un duo « aérien » électro-pop qui puise son inspiration dans des styles musicaux allant du hip-hop au blues en passant par la pop. 

C’est dans un café que j’ai partagé un moment avec le charmant duo que forment Elodie et Hadrien, les « Holy Two », entre deux sessions de révisions (parce qu’ils sont encore étudiants) qu’ils m’en ont appris un peu plus sur eux, leur musique leurs influences et leurs projets futurs.

 

Rencontre

 

© Thibault Maurel de Maillé
© Thibault Maurel de Maillé

 

Salut les Holy Two, vous vous présentez?

Hello ! Nous sommes donc Holy Two, un duo aérien électro – pop lyonnais.

 

Comment vous êtes vous formés?

On s’est rencontrés l’année dernière quand Hadrien est arrivé en école d’architecture à Lyon. On a tout de suite commencé à jouer ensemble, à la base on faisait des reprises acoustiques violoncelle / guitare voix. Puis on s’est mis à expérimenter des sonorités de synthétiseurs et machines toujours en travaillant les harmonies vocales, pour apporter le côté humain. C’est comme ça qu’on a commencé à se forger notre propre style.

 

Encore étudiants, comment arrivez-vous à concilier études et musique?

C’est pas facile tous les jours, on est obligés de s’organiser en conséquences. Par exemple, quand on a beaucoup de partiels et de projets on évite d’avoir des concerts. Mais finalement, le fait d’être beaucoup occupés nous permet d’être efficaces et de faire des choix rapidement, on ne peut pas vraiment se permettre de s’éparpiller. C’est sûrement pour cela qu’on a composé et sorti très vite notre premier album.

Après évidemment, quand des supers salles à Paris, Londres ou à Lyon comme le Marché Gare, le Transbo ou le Ninkasi nous proposent de jouer, on ne refuse pas ! 
Et d’ailleurs on s’amuse un peu à trouver des similitudes entre nos études d’architecture / ingénierie et notre projet musical car tout ça se rapporte un peu au domaine artistique et scientifique (par l’utilisation de machines etc), et l’un nous aide dans l’autre.

 

Pourquoi avoir choisi de commencer par faire des reprises?

Disons qu’on ne l’a pas vraiment choisi, en fait à la base quand on a commencé à faire de la musique c’était vraiment par plaisir. C’est encore par plaisir aujourd’hui mais c’est vrai qu’on en attend aussi autre chose depuis qu’on a commencé à composer pour de vrai.
 Ça nous a permis de se trouver un univers commun parce qu’on écoutait pas vraiment les mêmes choses.

 

Votre formation est encore assez récente, mais pourtant vous avez fait du chemin en un
an, comment ressentez-vous cela? 

« C’est vrai que les choses se sont faites très vite, mais elles se sont faites dans l’ordre des choses. On a eu la chance de rencontrer de super personnes aux bons moments qui nous ont pas mal aidé. On est aussi très reconnaissants de toutes les personnes qui nous soutiennent, c’est forcement aussi grâce à elles qu’on en est là. »

Il y a aussi beaucoup de bons groupes à Lyon, on imagine que le public et les gens sont plus attentifs à ce que la nouvelle scène produit, ça joue pas mal. 
 Les concours auxquels on a eu la chance de participer, comme les Inrocks Lab ou le prix Ricard Live Music nous ont offert beaucoup de visibilité, c’est d’ailleurs grâce à ça que l’on est passés dans Les Inrocks ou sur Le Mouv, par exemple.

 

Quelles sont vos influences? Comment qualifieriez-vous votre style musical?

Elodie : J’étais plus attaché à des sonorités pop – pop indie (Phoenix, Alt-j, Au revoir Simone), des trucs un peu joyeux ou alors au contraire bien tristes comme Asgeir, que j’aime toujours autant aujourd’hui d’ailleurs !
Hadrien : Et moi j’écoutais plus du rock, du blues et des trucs un plus énervés (Foals, Breton). Puis on s’est mis à écouter et découvrir plein de collectifs et groupes hip-hop, trip- hop et electro ensemble, comme Flume, Purity Ring, XX, Local Natives et des sons complètement inconnus ou improbables (voire inavouables) ! C’est aussi cette complémentarité qui nous a permis de forger notre univers. Donc on peut dire que notre style sillonne entre electro – planante, douce trance et pop fraiche.

 

Quels sont projets ? Dates? Ou pourra t-on vous voir jouer dans les mois à venir?

On a plein de belles dates qui sont programmées, comme le 6 mars au Marché Gare avec As Animals (ils ont un super album, il faut venir les voir !), le 21 mars à La Rodia à Besançon dans le cadre du festival Les Femmes S’en Mêlent avec Rocky et Catfish, le 4 avril au Chicho à Bordeaux avec les YEAST, le 23 avril au Ninkasi Gerland avec Stuck In The Sound (c’est un peu un rêve de gosse de jouer avec eux, on est carrément fan) et le 7 mai à La Gaîté Lyrique à Paris, un Ep de remix
, une résidence, un nouvel EP
, une vidéo (notamment avec notre copain Thibault Maurel de Maillé), des photos, tout ça !

Et d’autres projets assez cool qui arrivent, mais on ne peut pas en dire plus… Suspense !

 

Des collabs?

Oh oui et le plus possible ! On souhaite partager cette aventure avec un maximum de personnes. 
Comme on l’a déjà dit, on a collaboré avec des producteurs et amis Dj pour des remix de l’album, le projet est en cours et on a bien hâte de vous présenter ça.
On a également collaboré avec Victor Malé et Francois Michaud pour le mix et le master de l’album, c’était une belle expérience car ils ont su apporter la touche subtile qu’il fallait pour que le CD sonne comme on le souhaitait, avec leur regard extérieur qu’on avait du mal à avoir nous-mêmes.

De plus, on est très attachés à la complémentarité entre image et son, on s’est déjà entourés d’une bonne équipe de personnes qui nous suit pour nos vidéos et nos photos, ça fait vraiment plaisir de voir que les plus beaux projets se font après des rencontres hasardeuses. On a aussi eu le plaisir de rencontrer des groupes supers pendant notre tournée, comme Alexis & The Brainbow, De La Montagne, Coming Soon, Last Train, Animal TV, Yeast ou encore Here Lies Wolf Queen (qu’on salue au passage).

 

Vous semblez complémentaires, comment vous définiriez-vous l’un l’autre?

On est souvent confrontés à ce genre de question, ce n’est pas évident, car on aime bien garder un coté un peu mystérieux .

Hadrien : Je vois Elodie comme la touche de douceur et de sensualité dans notre projet. Elle sait faire la part des choses dans tout ce qu’on (nous) propose et a une faculté à composer et à harmoniser des voix avec beaucoup d’aisance.

Elodie : Hadrien c’est un peu l’artiste incompris (dans le bon sens du terme). Parfois il part dans une espèce de transe de laquelle découlent des choses (souvent étranges), à boire et à manger en somme, et en faisant le tri dans tout ça je crois qu’on arrive à faire des trucs cool.

En fait l’idée c’est qu’on est vraiment complémentaires, on nous pose souvent la question de savoir qui compose entre nous deux, mais en fait c’est vraiment un travail de groupe. On va autant commencer à composer un morceau à partir d’un riff de guitare que d’un accord de piano (et d’ailleurs le riff de guitare pourra être trouvé par Elodie et l’accord de piano par Hadrien même si c’est pas nos instruments respectifs), disons qu’il n’y a pas vraiment de rôle défini entre nous et on est contents de ça.

 

Pour finir, « Holy Two », d’où vient un tel choix ? Qu’est ce que cela signifie?

C’était avant tout un choix pour nous de choisir un nom qui soit simple à prononcer et à retenir. Holy signifie saint, parce qu’on est très attachés à l’univers onirique, mystique et aérien de notre musique; et Two par ce qu’on est deux, tout simplement. Il n’y à aucune référence directe à une quelconque religion (on dit ça parce qu’on nous a déjà posé la question), mais on aime cette idée que la musique, ou tout autre sorte d’art d’ailleurs, puisse nous faire voyager en apesanteur et nous entrainer dans une espèce de « transe orgasmique à vous faire vibrer de tout votre corps. »

 

Merci, on se revoit dans 6 mois, le mot de la fin ?

Merci, avec plaisir ! Réservez vite vos places pour notre concert gratuit du 23 avril au Ninkasi avec Stuck In The Sound, ça va être la folie mais les places partent très vite. Suivez nous sur Facebook, Twitter, Soundcloud, Youtube… Et sinon, gardez la pêche, c’est le plus important !

 

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