On a posé des questions à la famille de Château Perché

Perchés, Percheresses, l’heure est au verdict !

Chateau Perché 2018 Photo @focusur Dam Jah
Chateau Perché 2018
Photo @focusur Dam Jah

On donne la parole aux acteurs du Chateau Perché. DJ, orga ou encore bénévoles, ils ont collaboré à la réussite du festival. Mais qu’en pensent-ils ?

Marc Teknokrates et ses 20 ans de mix a joué sur le stage Attrape Rave le dimanche matin jusqu’à la clôture de la scène. 

Donnes nous ton ressenti sur le festival 

En tant que DJ j’ai bien aimé le festival. On avait un super spot, notre system son était bon aussi. J’ai particulièrement aimé jouer le matin ou la journée, mais beaucoup moins la nuit.  J’aime les ambiances à l’anglaise, les gens sont très costumés à Château Perché, ce qui manque cruellement dans la plupart des festivals en France. L’ambiance est vraiment cool en journée.

Eat – Sleep – Rave – Repeat

En tant que festivalier j’ai beaucoup aimé la diversité, mais j’ai pas eu le temps de tout faire. Petit bémol sur systèmes son à part ceux des allemands, leur rigueur allemande légendaire. Il manquait aussi de la flotte ! Si tu me demandes si je pourrais revenir, avec grand plaisir, rien que pour le public super, hyper réceptif !

Tu es venu avec ton systeme son ?

Une partie de mon système et une partie d’un super pote présent aussi. Le reste c’est OFNI qui gérait.

La scène ne devait pas être un coin chill à la base ?

A la base c’était une scène karaoké la journée !

Et les autres stages ?

Tout le monde a bossé et avec une grosse créativité partout souvent j’ai l’impression avec  les moyens du bord ce qui donne souvent de belles chose mais j’ai pas tout vu.

L’action la plus perchée du festival ?

Un mec a plongé dans le canal et y est resté un bon moment tranquille ! C’était cool

Un moment qui t’a marqué en tant que DJ sur le stage ?

Gros kif du public sur le morceau Eat sleep rave repeat de Fatboy Slim feat Riva Star et grosse ambiance !

Olivia Mendez, DJ & producteur 

Olivia Mendez a joué de 20h à 23H sur la scène Au bout du Canal le vendredi soir. Olivia a fait la transition entre le jour et la nuit. 

L’action la plus perchée: j’ai vu cinq personnes complètement perchées reliées à une corde pour ne pas se perdre, mais qui partaient tous dans des directions différentes ! Du coup ceux du milieu se trouvaient tiraillés entre les deux extrémités. Ça rendait la scène complètement absurde.

La track du festival : 

Le plus beau moment du festival: pendant mon set et à la tombée de la nuit, j’avais des difficultés à distinguer le public en face de moi. Néanmoins, j’ai le souvenir d’avoir levé la tête vers le dancefloor lors d’un long drop d’une de mes tracks. J’ai pu contempler pendant un instant les jeux de lumières sur le public reflétés par une boule à facette géante. Les faisceaux lumineux balayaient la foule et me laissaient deviner l’ambiance sur le floor et la joie des festivaliers. Cela m’a rendu admirative et émue à la fois. C’était un instant magique et inoubliable pour moi.

Adrien et sa bonne humeur : bénévole au bar Au Bout du Canal

Mon moment préféré ? Je dirais le Eye contact de la meuf trop belle qui passe devant le bar et qui te garde les yeux dans les yeux pendant 10 secondes ou tu flottes total.

Mais aussi le moment où on passe derrière le bar hors de notre shift alors que l’autre team se fait laminer, et en quelques minutes on les aide à reprendre le dessus sur le flot de personnes assoiffées. L’entraide, c’est aussi ça le Chateau Perché !

J’ai kiffé la scène Attrape Rave dans la forêt qui était ouf ! Et le passage Jungle sur la scène UK.

Samy, créateur du festival  

Le plus difficile pour la réalisation de cette édition? Comment l’as tu surmontée?

Créer et produire Transverberare et le Château en même temps ne fut pas une mince affaire loin de là. Il a fallu réorganiser notre équipe et faire pas mal d’heures supplémentaires.

On voit comme une augmentation de la taille du festival, penses-tu continuer dans ce sens là ou la limite est déjà fixée?

La limite est déterminée par la taille du château et de ses jardins tout en maximisant le confort des participants. Donc on ne sait pas encore car nous n’avons pas encore trouvé de château pour la prochaine édition.

L’action la plus perchée du festival ?

Kim, manager de la scène Techno 

Comment s’est passée la création et la gestion de la scène Techno ? 

Question très intéressante à vrai dire. C’est un travail de longue haleine que l’on prépare dès la fin de l’édition précédente suivant sur notre floor le schéma chronologique suivant :

De Septembre à Décembre, on a pris nos décisions sur le line-up et sur la timetable.

On contacte les bookers à cette période pour nos têtes d’affiches. C’est une période clé où en général Akim (l’autre manager) et moi-même on écoute plein de sets enregistrés en club, en festival, pour jauger le niveau de forme des DJ, les nouveaux espoirs montants. On fait également une grosse veille sur les line-up d’énormément de soirées partout dans le monde pour se donner une idée de ce qui fait de mieux en ce moment dans le milieu.

De Janvier à Mars, on se concentre sur la décoration du floor, à savoir trouver des décorateurs, valider un projet complet prenant en compte la sécurité et les challenges du château et du lieu du floor. 

De Mars à Mai : C’est la période matériel et sons ainsi que début du recrutement des bénévoles, où on valide le soundsystem, on s’assure que les riders techniques seront bien respectés. C’est aussi le moment où on s’assure qu’on a bien recruté nos bénévoles tout en s’assurant de leur engagement et qu’on a bien toutes les informations nécessaires à leurs propos.

De Mai à Juillet : Là, c’est le gros gros rush globalement, on doit s’assurer que nos bénévoles ont bien eu les informations, de même pour le son et la décoration. On récupère les infos de voyage de nos artistes, on organise les trajets, on organise le planning, on se synchronise avec l’organisation globale sur le festival… Bref on s’assure que tout va rouler sans anicroches pendant le rush du festival.

Concernant l’anecdote, j’ai littéralement galéré pour un piano pendant tout le festival. Je pense qu’il était maudit. Pour faire simple on avait un closing de classique sur le floor et ils avaient besoin d’un piano électronique, qui pesait plus 100kg. J’ai du le transporter sur tout le site, puis l’amener à l’hôtel des artistes deux fois ! Deux fois car une première fois le vendredi suite au soundcheck je l’ai ramené à l’hôtel et une seconde fois car des artistes de Transverberare (la soirée du jeudi soir  annulée par les autorités, NDLR) qui n’a pas eu lieu, ont finalement du l’utiliser le vendredi soir.

Le samedi j’ai donc du retrouver le piano sur le site, puis le ramener à l’hôtel pour que les artistes puisse s’échauffer convenablement. En réalité, le closing de classique était si magique que c’était un effort à faire et que je referais sans aucune hésitation, et le musiciens ont vraiment été compréhensif de nos efforts.

Quelle a été la track qui décrit le mieux cette édition du festival ? 

A vrai dire, avant de répondre à ta question, j’ai demandé à Héctor Oaks, une bombe trance qu’il avait joué à la fin de son set… Sa réponse a été « I dont share it bro, It’s a bomb band but no one knows it ». 

Du coup mon second « top moment » je pense que ça a été DJ HMC – Cum, On joué à 3h51 de Mareena… Pour faire simple, cette résidente du trésor est juste extrêmement classe à voir jouer mais a su amener un univers riche et envoutant, un univers mettant une forte pression sur le public, réanimant l’esprit rave 90s. C’était un moment fort car la track met à la fois du rythme avec le vocal et la bassline puissante tout en ayant la ligne d’acid derrière qui amène cette vibe sale et méchante… C’est un classique de l’acid techno, et depuis un classique du Château Perché.

Raconte-nous l’action la plus perchée du festival ?

Le dimanche soir après le festival, le staff peut faire la fête. Donc certains d’entre nous étions au camping numéro un où il y avait encore du son grâce aux copains de LoveSpecs. Il y a eu un orage donc on a du couper l’électricité sur le site pour éviter d’attirer la foudre.

De ce fait il n’y avait ni lumière ni son au camping et donc plus de fêtards, exceptés certains gaulois résistant toujours à la coupure via une enceinte portative et un barnum les protégeant de la pluie. On faisait donc la fête dans le noir, sous un barnum, avec des hits des 90’s en mode technotronics – Pump The Jam. Et là, quelqu’un a eu la merveilleuse idée qu’il fallait fusionné avec un autre barnum donc les acharnés, ont pris les 4 pieds du barnum en criant haut et fort  » Château Perché ! Château Perché !! Château Perché !! » …

Bref c’était vraiment hors du temps, et ce moment, montre pour moi que même notre public est vraiment en or. C’est ce genre de moment qui me font garder la flamme pour ce festival, en espérant la transmettre à ceux qui viennent chaque année !

Louis-Marie, bénévole à OFNI

Comment as-tu connu le festoche ?

Il y a 3 ans mon frère se rendait au Fusion et a racheté sa place à nulle autre que la co-fondatrice de Chateau Perché. 2 mois plus tard nous étions à la première édition au château de Chazeron. Quelle claque ! Depuis le festival a bien grandi et je n’ai loupé qu’une seule édition.

Une remarque particulière à faire ? Tu as pris une claque cette année ?

Le lieu était beau mais je trouve que le festival commence à être trop grand. Je regrette l’époque des mini-scènes et leur esprit intimiste. Aussi je n’ai malheureusement pas pris de « claque auditive » cette année et je regrette le manque de communication sur le line-up et les artistes. À part ça le public était toujours aussi fou et sympathique, le point positif majeur de château Perché.

Raconte nous ton expérience en tant que bénévole sur la scène Attrape Rave 

Cela fait un an maintenant que je m’investis bénévolement sur des événements et cela améliore vraiment l’expérience qu’on en a, je recommande. Rejoindre l’OFNI rencontré sur Paris était donc pour moi une évidence. Quel bonheur de voir les mines réjouies des festivaliers se déhancher sous la déco que nous avons méticuleusement imaginée, préparée puis installée.

Le son du festival ?

Pas ma favorite, mais la seule dont je me rappelle vraiment et qui a rendu tout le monde barge quand Marc Teknokrates l’a balancée à fond vers dimanche midi pour la closing de l’attrape-rave. Eat sleep rave repeat de Fat Boy Slim, qui résume assez bien le festival.

Le moment le plus perché ?

Le closing de l’attrape-rave, clairement le climax de cette édition, tout le monde crevé mais incapable de s’arrêter, ensorcelés par le set de Marc, au bord des douves. Ou bien ce moment dans la nuit de vendredi à samedi ou j’ai entrepris de faire une visite guidée du festival à 3 petits jeunes qui venaient d’arriver et pour qui c’était leur premier festival.

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