SHKOON (oriental slow house) : L’interview qui vous fait du bien

SHKOON, pionniers du mouvement “Oriental Slow House” Mercredi 3 octobre, au Badaboum (Paris).

Françaises, Français

Le début du mois d’octobre signe l’avènement du rythme brumeux métro-boulot-dodo Parisien. En “province”, le mercredi est marqué par la farandole de goûters pour votre petit frère avec bonbons gélatineux préparés par Tante Gertrude. Allez, assez raconter de niaiseries.

Nous avons un message URGENT de la part du Ministère de la bringue intersidérale : SHKOON et AMELI PAUL seront en live, ce mercredi soir de 19 h 30 à 23 h 30, au Badaboum. Parfait pour décompresser. Nous les avons rencontré avant leur live intersidéral.

“Ce qui nous rend heureux c’est l’ambiance du live, improviser sur scène et interagir sur scène avec le public. On aime répandre la joie juste pour prouver qu’à nos yeux, la musique est l’ingrédient secret pour la paix”.

SHKOON, pionniers du mouvement “Oriental Slow House”.

SHKOON est un trio original, défiant stéréotypes et autres clichés sectaires., né de la rencontre entre deux réfugiés syriens et un producteur allemand. Ameen, Thorben et Maher se sont rencontrés par hasard, à Hamburg (Allemagne). Malgré le fait qu’ils viennent d’univers musicaux différents, ils ont senti très tôt une sorte de connexion cosmique, les unissants pour mettre au monde un projet défiant toute banalité. SHKOON est né. Très vite, ils produisent leur propre projet: un équilibre parfait entre poèmes Arabes, gros kicks, et grosse basse, musique folk traditionnelle et harmonica. Dans leurs sets, les mélodies orientales se marient avec musique électronique occidentale: une atmosphère riche en épices. Le mouvement “Oriental-Slow-House” comme ils aiment l’appeler, est créé.

L’ambiance folle du live de SHKOON
Crédit: Captbook Agency

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Comment vous voyez-vous, qui êtes-vous et qu’aimeriez-vous devenir?

SHKOON est un collectif – groupe – live – électronique – hybride – trio qui cherche encore des adjectifs à ajouter à la liste ! On se voit comme activistes dans l’industrie musicale. On essaie d’être authentiques. On est surtout reconnaissants de pouvoir vivre notre vie en tant que musiciens.

Comment ce mouvement musical est apparu?

On n’est jamais venu avec un certain concept, c’est une réflexion, un mix de qui nous sommes. Lorsque l’on s’est rencontrés, on a découvert notre passion commune pour la musique, nous étions curieux de part notre différence culturelle, ainsi que de trouver encore plus de similarités! Dans notre musique, nous essayons de retranscrire ce procédé.

En Europe, nous commençons à devenir familier avec ce genre musical, (voir notre article à propos de l’influence orientale dans la culture urbaine et la musique). Comment l’expliquez-vous?

Certainement un effet de la mondialisation ! Vivre dans un monde 4.0 où l’information et les personnes traversent le globe si facilement, c’est logique: la mixité et la fusion culturelle est notre futur. Au final, nous nous comprendront mieux et de manière plus profonde.

Comment est l’ambiance lorsque vous jouez au Moyen-Orient?

La musique électronique ainsi que la nuit au Moyen-Orient est plutôt jeune et festive. Ce sont surtout les plus jeunes qui approfondissent cette musique. Combiner l’électro avec des beats orientaux traditionnels aident à rentrer en contact avec le public et déclencher des émotions sur des thèmes familiers.

Vous jouez au Badaboum ce mercredi 3 octobre, pourquoi Paris? Qu’est ce qui vous touche particulièrement dans cette ville?

Paris est une ville très spéciale pour nous. Notre premier concert en tant que trio s’est produit à Paris en Janvier 2017. Nous avons découvert la diversité culturelle de la ville lors de notre concert. Le public était incroyable, avec des “amazing vibes”. On adore revenir ici.

A cause de nos problèmes de visas et passeports, il y a un bon nombre de pays dans lesquels on ne peut pas jouer

Cet hiver, nous avons prévu notre tournée à travers l’Europe, en privilégiant les destinations que nous n’avons pas encore faites.

Des projets futurs ?

Le mois dernier, nous étions en studio pour des sessions intenses de composition et d’enregistrement, pour retranscrire les expériences que nous avons vécues cet été. Nous venons juste de finir nos deux derniers EPs, qui sortiront dans les prochains mois.

Auriez-vous des petits secrets underground à partager?

Une jam session exclusive avant le concert!

C’est toujours bien de savoir dire “j’ai un chat dans le slip” dans toutes les langues. Toujours d’une aide précieuse pour se sortir des situations difficiles.

Des pays dans lesquels vous aimeriez jouer ?

C’est difficile de nommer un seul pays. A cause de nos problèmes de visas et passeports, il y a un bon nombre de pays dans lesquels on ne peut pas jouer. Au final, c’est dur de faire une liste de nos pays rêvés.

Shkoon c’est bien plus que faire la fiesta et écouter de la musique: c’est unir les personnes. Pourriez-vous m’en dire plus?

C’est évident que la haine est fort présente dans notre monde. C’est notre principale mission de partager l’amour et d’aider les personnes à se faire confiance entre elles. Il y aura toujours de la musique, et la musique est notre instrument.

Concrètement, vous souhaitez faire votre propre révolution grâce à la musique?

La vie est un voyage palpitant: apprécie la et essaie de ne blesser personne. C’est ce qui a besoin d’être protégé. La fraternité, l’unité s’établira d’elle même si on se respecte tous de cette manière.

Votre utopie?

Une planète, sans frontières, passeports et nationalités.

Sur ces belles paroles, nous comptons bien voir la salle du Badaboum remplie!

Amour & Crustacés

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