Le coronavirus est lié à la crise écologique, à nos modes de vie

Outre la pandémie du Covid-19 qui sévit dans le monde depuis plusieurs mois, il convient de remarquer que l’humanité est confrontée depuis quelques années à des événements autrefois rares. Les feux de forêt en Amazonie et en Australie, la fièvre hémorragique Ebola, la pollution atmosphérique, la destruction progressive des ressources naturelles sont autant de situations qui devraient attirer l’attention de l’humanité sur son mode de vie.

Et si toutes ces catastrophes, crises et pandémies étaient le cri de cœur de la nature, contre nos habitudes malsaines et notre mode de vie pervers ? Il paraît opportun non seulement de se pencher sur la question, mais également de songer à l’indispensable résolution d’un changement de nos habitudes.

Quand la nature exprime son mal-être à travers la pandémie et les crises

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Photo la planète Terre DR

Depuis quelques années maintenant, force est de constater que l’humanité adopte des habitudes de plus en plus destructrices pour l’environnement. Vous pourrez trouver des informations fiables à ce propos sur le site Econologie et découvrir qu’il existe des habitudes plus saines et responsables auxquelles nous pouvons recourir pour réduire l’impact que nous avons sur l’environnement. Car il ne fait plus l’ombre d’un doute que notre façon de vivre est devenue une menace permanente pour la nature.

Les chiffres relatifs au niveau de pollution de l’air dans les grandes villes et capitales du monde depuis le début du confinement que nous impose la pandémie du Covid-19 en sont la preuve. Selon la carte publiée mi-avril par l’Agence Spatiale Européenne (ASE), la concentration de dioxyde d’Azote (NO2) issue des véhicules et centrales thermiques a baissé de façon drastique dans les grandes villes européennes.

« Le coronavirus est lié à la crise écologique, à nos modes de vie ».

Laurence Tubiana, titulaire de la Chaire de Développement Durable à Sciences Po Paris et Directrice de la Fondation Européenne du climat

Cette baisse est de l’ordre de 54 % à Paris, et avoisine les 45 % à Madrid, Milan et Rome depuis le début du confinement, en comparaison à aux mesures obtenues à la même période en 2019, quand l’activité économique, humaine et industrielle dans ces villes était normale.

Vous constatez vous-même l’impact que nos habitudes ont sur l’air que nous respirons. Or, le NO2 est un gaz qui favorise l’inflammation des voies respiratoires.

La crise écologique et la raréfaction des ressources naturelles

Toujours dans le cadre de la pandémie du coronavirus et sur la base des chiffres de l’ASE, les experts et spécialistes vont s’inscrire dans la même logique que nos précédentes observations. Ils iront encore plus loin d’ailleurs.

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Cette photo d’une usine qui pollue l’atmosphère photo DR

L’économiste écologiste Laurence Tubiana, titulaire de la Chaire de Développement Durable à Sciences Po Paris et Directrice de la Fondation Européenne du climat, affirmera : « le coronavirus est lié à la crise écologique, à nos modes de vie ».

Pour argumenter sa position, l’écologiste précise que le Covid-19 est une zoonose, dont la propagation a été favorisée par nos modes de vie. Elle citera en exemple l’artificialisation des sols, l’extension de l’habitat humain, la déforestation, autant de facteurs qui intensifient plus qu’il ne faut l’interaction entre les humains et la nature.

Nous notons par ailleurs la raréfaction des ressources naturelles, favorisée par la croissance mondiale, gourmande en matières premières. Nos choix de consommation ont un impact direct sur l’environnement, que ce soit à travers ce que nous mangeons, portons ou produisons.

La rareté insistante des ressources fossiles, minérales et énergétiques, la disparition des métaux rares et l’épuisement des réserves naturelles en eau sont liés aux processus de production destructeurs adoptés par les grandes industries du monde.

La dégradation des écosystèmes prend alors des proportions alarmantes. Autant de constats qui devraient nous inciter à un réel examen de conscience sur nos habitudes de consommation.

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