La Suisse, invitée d’honneur d’Art Fair Art Paris 

Pour sa nouvelle édition, Art Fair Art Paris invite la Suisse, qui, en matière d’art, a toujours noué de très fortes relations avec l’Hexagone. Quoi de plus naturel quand on connaît l’amour de certains artistes français ou étrangers tels Picasso, Niki de Saint Phalle ou encore Balthus pour notre voisin helvète.

De Picasso à Giacometti, la Suisse séduit

©Portrait de Dora Maar, par Pablo Picasso (1937). M. RABEAU/RMN/GRAND PALAIS

Fait de diversité culturelle entre la France et la Suisse, le marché de l’art géré par l’Office Fédéral de la culture en Suisse, équivalent du ministère de la Culture en France, conduit vers l’excellence.  Des places fortes suisses comme Lausanne ou encore Genève bénéficient d’Ecoles des Beaux Arts renommées dans laquelle les jeunes talents peuvent s’épanouir. Un bel exemple avec l’artiste Le Corbusier, artiste majeur suisse.

Pour comprendre le rapport qu’entretient la Suisse avec l’art, il faut savoir que la culture de ce petit pays par la taille, abrite 12 musées considérés comme « classe mondiale », tous regroupés en une entité qu’est l’Art Museum of Switzerland.

On peut citer, à titre d’exemple, le MASI à Lugano ou encore le Kunstmuseum à Bale, tous dans des bâtiments flambant neufs.

Les Suisses vouent une véritable passion pour l’art. L’Art Museum of Switzerland n’hésite pas à investir dans différents projets artistiques, par des canaux innovants, comme l’achat d’une oeuvre de Picasso par le site participatif  Qoqa ou encore l’obtention du tout premier tableau, un Picasso s’il vous plait, en faisant appel aux dons à la population Suisse, idée adoptée à l’unanimité auparavant par un référendum. Les suisses aiment l’art et le font savoir !

En 1661, les musées de Bâle sont les premiers musées européens dotées d’une collection publique, composée d’une très grande série de toiles signées Picasso. D’autres artistes et musées suivront notamment le musée Tinguely, proposant de l’art ludique et qui se veut être une institution pour tous les amoureux de Magritte.

Une Suisse qui ose à travers l’art

La photo « My first Rifle » de An-Sofie Kesteleyn (2013) [@An-Sofie Kesteleyn/Musée du Mudac à Lausanne]
Avec Ligne de mire, le Mudac s’intéresse à l’univers des armes à feu  en l’observant par le prisme du design et de la création contemporaine. Première exposition du genre en Suisse, elle questionne de manière critique et ciblée les relations paradoxales que nous entretenons avec ces objets ambigus, aussi fascinants que répulsifs, pulsionnels que meurtriers.

En tant que muséum of Design, le Mudac propose régulièrement des expositions thématiques autour de sujets de société dont certains peuvent être sensibles. Interpellation du visiteur, surprise et surtout volonté de susciter la réflexion ont ainsi été au cœur de plusieurs expositions dont « Cache-cache camouflage en 2002″, « Coup de sac » « Art et design autour du sac plastique » en 2013, « NirvanaLes étranges formes du plaisir » en 2015 et « Sains et saufs. Surveiller et protéger » au 21e siècle en 2016. Le projet « Ligne de mire », issu de deux ans de recherches et de nombreuses collaborations, partage les mêmes objectifs. Une exposition à découvrir jusqu’au 26 août 2018. 

Art Fair Art Paris souffle ses 20 bougies !

© ENCOR studio / Courtesy Galerie Madé, 2016

Du 5 au 8 avril 2018, Art Paris Art Fair réunit 142 galeries de 23 pays au Grand Palais. Découverte et diversité sont les maîtres mots de ce rendez-vous incontournable au printemps qui mêle exploration régionale de l’art européen de l’après guerre à nos jours et regard cosmopolite sur la création mondiale émergente. L’invité d’honneur qu’est la Suisse impose son originalité et son rapport unique à l’art dès l’entrée du Grand Palais avec des oeuvres qui suggèrent le mouvement de l’art pauvre. Sachez que vous pourrez retrouver lors de cette 20ème édition de Art Fair Art Paris, l’artiste Lisa Sartorio pour un avant goût en matière.

« Lisa Sartorio fait partie de ces artistes qui s’intéressent à la photographie en posant un regard critique sur la présence massive des images et leur disponibilité absolue dans la culture visuelle d’aujourd’hui. Internet, les réseaux sociaux et la vidéo surveillance participent à de nouveaux processus de création qui témoignent de la nouvelle transformation de l’image. Lisa Sartorio s’en empare en créant des expériences visuelles perturbant le rapport de l’image à son omniprésente apparence. Interrogeant la visibilité du réel et ce qui se construit à la fois dans son apparition et sa disparition. »

[extrait] François Lozet, 2013

Art Paris Art Fair fête ses 20 ans en collaboration avec la Suisse 

Du 5 au 8 avril 2018, au Grand Palais. 

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