Féminisme et franc parler : « Je suis », le nouveau projet photo nu de Nils Hirvensalo

Des photos de jeunes femmes nues : « Je suis », le nouveau projet photo nu de Nils Hirvensalo

« Ces femmes qui posent nues, ça ne vous choque pas? » Non, pas plus le fait qu’Anna Polina, star du X et égérie de Marc Dorcel se tienne à 2 mètres de moi. Du nu, j’en mange à la louche tous les jours : au journal de 20h, sur Youporn, dans les films, Instagram et autres publicités. Ici, on pense marketing, car, le sexe est vendeur.

Suivant la mort de Simone de Beauvoir, les grandes campagnes hashtag « #Balancetonporc »,« #Me too »,ou encore l’égalité salariale promise par Emmanuel Macron; l’illustre idéologie « Féminisme » a été sacrée mot de l’année 2017.

Un peu comme si les médias se réveillaient après des siècles de combat idéologique entre les sexes. Le féminisme est à l’honneur et au coeur des débats, pourtant comment utiliser ce terme sans tomber dans de sombres confusions ? D’autant plus que le tableau se densifie, lorsque de nombreuses marques ou magazines de “mode” comme Sports Illustrated, sont accusés d’utiliser le féminisme à des fins commerciales (histoire de sensibiliser les plus réticentes et d’aguicher les autres).

Pour comprendre les enjeux et l’évolution du féminisme en 2018,  focuSur est allé à la rencontre Nils Hirvensalo. Un artiste franco-finlandais, au style décalé, qui sans jugement et retouches, expose en noir et blanc des femmes dénudées avec leur « to-do list » inscrites au posca.

Une interview sans filtre, un peu comme si on était tout nus, juste drapé de notre estime personnelle. Allons plus en profondeur avec la série « JE SUIS ».

« Le secret du bonheur et le comble de l’art, c’est de vivre comme tout le monde en étant personne ». Simone de Beauvoir, 1958.

Nils se définit comme néo-féministe. Un vent de fraîcheur où le combat entre les sexes est mis de côté, pour célébrer le corps et l’esprit d’une personne. Bien au delà des religions, normes sociales ou autres débats idéologiques. Un « féminisme pro-sex » comme le souligne le magazine Antidote. La série de photographies « JE SUIS » est un projet social évolutif, nous ouvrant les portes d’un monde 3.0 bercé entre régime conservateur, hypocrisie, liberté d’expression et réseaux sociaux. Ici, pas de filtres Instagram ou profil de “personnage public” vantant les bénéfices d’un lifestyle opulent version ‘travaille dur jusqu’à ce que les portes de ta voiture s’ouvrent verticalement”.

« Je ne suis pas féministe, j’ai cours de trottinette sur glace ».

Nils représente la femme telle qu’elle se voit et veut se montrer. Il recherche la diversité et les photos raw, originales : “je laisse les défauts, là où ils sont”. Dans cette série, les femmes (non mannequins) dont la grand-mère de Nils, se mettent à nue devant l’objectif. C’est une prise ultime de son corps et de son expression: la femme choisit si elle veut se dénuder, cacher des parties ou être habillée intégralement.  Et là, c’est l’explosion des stéréotypes, une femme paraissant tout droit sortie du monde utopique « de la petite maison dans la prairie », marque sur sa to-do list « Tuer quelqu’un ».

“Je laisse les défauts là où ils sont”

Nils, nous montre que bien au delà du genre, une femme, avant d’être une femme est une personne avec des rêves et des angoisses. « Au final qu’est ce qu’être une femme ? ça ne veut rien dire comme question. Si tu n’as pas d’enfants, tu n’es pas une femme ? C’est la société qu’il faut combattre: ce côté mouton stupide à stéréotyper et à ranger dans des cellules bien fermées. La photo de ma grand-mère en est un bel exemple. Tu es la femme de ta propre interprétation. C’est être soi, c’est se sentir bien. On se sent homme ou femme ».

Vous l’aurez bien compris jeunes padawans, s’aimer soi-même est primordial: vivre des expériences fortes, envoyer balader la morale et s’entourer de bonnes personnes.

On vous attend nombreux à l’exposition à la galerie Joseph, 7 rue froissart, 75003 Paris, du 20/04 au 27/04.

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