J’ai rencontré Brothers of Light, street artists à Jérusalem qui peignent malgré la répression

Rencontre : Elna and Gab composent le duo Brothers of Light. Issus de l’univers du street art de Jerusalem, ils partagent leur passion pour la peinture et le skateboard au plus grand nombre, dans un pays où la répression est forte. Leurs œuvres sont visibles lors d’expositions, dans des galeries, mais aussi et surtout dans les rues du monde entier. Je les ai rencontrés dans le cadre de l’Urban Art Jungle

BROTHERS OF LIGHT PHOTO . DR
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On fait les présentations ?

Nous sommes les Brothers Of Light, Gab et Elna. Nous peignons ensemble depuis 2015 et nous sommes de vrais frères, travaillants et vivants à Jérusalem.

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SWIPE LEFT FOR THE FULL VIDEO.👈🏻👈🏻 “Fourheads” is a project that we did last month in the north of Israel, inside a 21st century abandoned "Chapelle" located in the outskirts of Beit She’an city. This classic technique of telescopic sticks with roller foams allows us to reach these four large scale walls, 15 by 10 meters height each. We added over 55 Liters of liquid paint to their original weight, 4 nights is the time we spent painting and camping in this wild place. The main idea behind this work is to feature an evolution of a scene in chronological squared timeline, leaving in this huge concrete structure a current man-cave drawings of our days. Location: 📍Hasadna street - Beit She'an. Filmed by Brothers of light & Zohar Doron. Directed by Ariel Snapiri @snapiri , Edited by Elad Shultz, 🎶Original soundtrack by Daniel Weiss @dj_device 🙏🏼. Special thanks to Zohar Doron @birdofnothing & Sha'anan Streett @shaananstreett.

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Vous bossez sur quels supports ?

Nous nous concentrons principalement sur les peintures murales extérieures, mais on peut travailler en studio, sur des supports toile, papier ou 3D.

Vous êtes plutôt galerie ou street ?

En plein air.

Brothers of Light photo DR


La France et le street art, vous en pensez quoi ?

Nous sommes revenus plusieurs fois en France ces dernières années. Nous avons peint à Bordeaux, Paris, Nice, Hossegor, Lyon …
La scène street est super intéressante, elle est sans cesse en renouvellement, il y a beaucoup d’artistes reconnus et d’autres en devenir.


Quelle est la place du street art dans une ville comme Jérusalem?

La scène locale assez petite pour le moment, mais quelques projets très intéressants sont en cours, tels que « Projet des murs de Talpiot ».
Mais les rues sont remplies de policiers, il est difficile de trouver des spots à peindre, mais si vous cherchez vraiment, vous trouvez.


La repression est forte en Israël, en particulier à Jérusalem…

Oui. Disons que si vous avez voulez vous faire une idée, venez donc à Jérusalem. Si vous avez un projet, persévérez, ici personne ne vous aidera. Ici, on ne facilite pas la tâche aux artistes street art, et le soutien est encore très limité.


Comment êtes-vous impliqués dans la contre-culture à Jérusalem ?

Nous essayons d’apporter des couleurs positives pour éclairer un peu la ville.


Quel est le message que vous transmettez ?

Notre objectif principal est de laisser rêver les gens. Afin de leur permettre d’échapper à ce monde dans lequel nous vivons, qui n’est pas toujours très positif. Nous croyons en la liberté, la liberté de penser, la liberté de dire, la liberté de vivre. En gros, nous essayons d’être ouverts et libres de toute convention.


La situation politique en Israël influence-t-elle votre travail?

Grandir ici nous oblige simplement à rêver plus loin et à fuir le système.


Vous voyagez dans le monde entier. Quel est l’endroit rêvé pour vous ?

Nous essayons de voyager autant que possible grâce au street art. L’endroit idéal est chaque endroit que nous n’avons pas encore vu, tous les endroits où l’on trouve des fruits, de la weed et des gens positifs.
 

 
Parlez moi de votre travail lors de l’Urban Art Jungle à Lyon

En fait, nous avions un mur et un croquis préparés pour cette édition de l’ Urban art jungle, mais en raison de problèmes techniques et du climat, nous avons dû choisir un mur plus petit. Nous avons donc improvisé sur le nouveau mur. Une belle expérience !

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