Pro Evolution Soccer, retour sur le parcours de l’ancien roi du football numérique

Apparu en 1995 sur Playstation au Japon sous le nom de Winning Eleven puis International Superstar Soccer Pro (ISS pour les intimes), la série Pro Evolution Soccer en est aujourd’hui à sa 24ème édition.

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Pro Evolution soccer 2020 Lionel Messi

Réputée pour sa PES league qui se tient tous les ans depuis 2010, elle récompense les meilleurs joueurs mondiaux du jeu en individuel ou par équipe en 3vs3. Bien culturel le plus vendu de l’année 2006, PES 5 était à l’époque le roi des jeux de football. e-football PES 2020, sa dernière mouture, bien qu’appréciée par la critique, est à la traîne derrière le leader du moment, FIFA 2020. Retour sur le parcours d’un souverain déchu qui peine à retrouver le devant de la scène.


Une première version encensée par la critique

La première version de Pro Evolution Soccer proposait 53 équipes nationales et 32 clubs de football représentant les ligues française, anglaise, allemande, brésilienne, italienne et argentine dans sa version PlayStation 2. Acclamé par la critique, il décroche le titre de « meilleur jeu de football » devant son concurrent FIFA Football 2002 auprès d’Eurogamer. De plus, Gamekult prétend que c’est le meilleur jeu paru sur la console de Sony jusqu’alors.

L’édition 2 arrête d’utiliser des noms de ville évidents pour les clubs dont il n’a pas la licence, ce qui nuit à l’immersion des joueurs. PES 3 est le premier opus de la série à sortir sur PC et PES 4 voit les licences de l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas apparaître dans ses rangs. Ce dernier opus a des gestes techniques plus nombreux, certains grands joueurs y ont leur propre style de jeu et les arbitres apparaissent dorénavant sur le terrain avec une intelligence artificielle améliorée. Au fil des éditions le moteur de jeu et les plans de caméra sont revus, les équipes nationales peuvent affronter des clubs et la règle de l’avantage a été ajoutée.


L’apogée de PES

Mais c’est avec Pro Evolution Soccer 5 que la série prend véritablement son envol. C’est sûrement son réalisme plus poussé et sa difficulté accrue qui ont fait de cet épisode le bien culturel le plus vendu de l’année 2006. Il possède un mode carrière ou « Ligue des Masters » qui permet aux joueurs de construire leur équipe au fil des saisons, en faisant l’acquisition de nouveaux joueurs pendant les mercatos (hiver et intersaison) et en gagnant de l’argent grâce aux victoires. Son mode online a renforcé l’engouement des gamers envers cette simulation déjà sollicitée par ces derniers. Son principal défaut reste toutefois inchangé : le manque de licences FIFA officielles. Il est heureusement comblé par de nombreux patchs créés par les joueurs pour renforcer le réalisme de la série (effectifs, maillots, formations…).

Malgré des failles dans le nouveau système de défense, Pro Evolution Soccer 6 est la meilleure vente de l’histoire de la série (1,4 millions d’exemplaires). Si PES 5 donnait l’avantage aux défenseurs, les attaquants ont été revus et modifiés pour voir se multiplier les contres favorables, améliorer la précision dans les frappes, la défense prenant plus de risques et des gardiens manquant parfois de réflexes pour les équipes les moins connues. Et son nombre de stades jouables augmente également, malgré le fait que le jeu ne bénéficie pas des licences officielles. Il jouit par ailleurs de la note excellente de 18/20 sur le site jeuxvideo.com


Konami manque le coche des consoles Next Gen

Mais de 2008 à 2012, Pro Evolution Soccer pâtit du passage sur les Xbox 360 et Playstation 3. Les versions peu abouties viennent à bout même des joueurs les plus fidèles qui passent chez le concurrent. A force de se reposer sur ses lauriers, la franchise a perdu de sa superbe, peut-être également à cause du nombre impressionnant de licences présentes chez son compétiteur.


Une domination totale ?

D’après les statistiques de MobyGames parues dans Le Monde, 15 exemplaires de FIFA seraient vendus pour… un seul de PES en 2017. Côté effectifs, même son de cloche : ils sont cinq fois supérieurs chez le leader actuel. Et ce n’est pas le côté eSport qui va démentir : 36 000 euros pour le gagnant de la PES league contre 250 000 pour le champion du monde de FIFA. PES est régulièrement applaudi par les observateurs, mais le succès commercial peine à se faire. Peut-être la version gratuite d’eFootball PES 2020 et ses licences aujourd’hui plus fournies (dont la célèbre Juventus de Turin en exclusivité) changera-t-elle la donne ? Les paris sportifs en ligne sur Betway donnent la Juve gagnante de la Série A à 1/2, PES aura-t-il eu raison de miser sur cette équipe ? L’avenir le dira !

Peut-être pas assez accessible pour les débutants et à l’interface trop austère par rapport à son concurrent, PES peine à retrouver une place dans le cœur des joueurs. Son côté simulation qui plaisait tant à son âge d’or semble aujourd’hui lui jouer des mauvais tours. Reste que les dernières versions de FIFA ne font pas l’unanimité non plus… La série d’EA Sports va-t-elle se reposer sur ses lauriers et laisser l’histoire se répéter ? L’avenir nous le dira !

PES 2020 : forces et faiblesses, le GRAND TEST ⚽️ (gameplay, visages, Ligue des Masters…)

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