Moschino défile à Milan : Edda Gimnes, la créatrice crie au plagiat

On le sait, la mode ne cesse d’user de ce terme et verbatim « inspirer », parfois à en approcher les limites du plagiat. Le dernier défilé de la marque Moschino lors de la fashion week de Milan en est un parfait exemple. Décryptage.

La limite du plagiat

Edda Gimnes, pour certain(e)s ce nom est inconnu du grand public, mais cette jeune créatrice ne cesse de grimper les échelons dans un milieu très compétitif comme celui de la mode. Diplômée de la prestigieuse London College of Fashion, Edda a été décrite par le New York Times comme étant l’une des 10 créatrices à suivre » de part son travail sur les couleurs, les coupes et ses trompes l’oeil. Un savoir-faire qui l’avait conduit il y a peu à se présenter son travail auprès de l’équipe du célèbre créateur Jeremy Scott, fondateur de la marque Moschino, sans retenir l’attention au final.

Ce qui n’est pas le cas selon la créatrice, et son récent coup de gueule sur Instagram.

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Today I woke up extremely disappointed and to a full inbox of people who know my work and saw yesterday’s Moschino collection. I understand we are in an industry that carries inspiration from each other and as it is said, imitation is the greatest form of flattery. But it is disheartening to see, after having a meeting with someone from Moschino in New York in November last year. showing this person absolutely ALL My work and My original sketchbooks and ideas. Seeing the Moschino show yesterday makes me so sad and I feel so hurt that someone has, the way it looks to me,unquestionably used my SS16 and SS17 collections as inspiration without granting me any credit. As a young designer one is so vulnerable and they probably think that this would go unnoticed. I will make sure it doesn’t. Have a look at the pictures from their show yesterday and make up your own minds!! @moschino @diet_prada

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Une troublante ressemblance que le compte Instagram @dietprada a pu révéler et dont la grossièreté de reproduction nous amène à nous questionner sur les limites de se terme « s’inspirer ».

Je comprends que nous sommes dans une industrie qui s’inspire les uns des autres et, comme on dit, l’imitation est la plus grande forme de flatterie.
Mais il est décourageant de voir, après avoir rencontré quelqu’un de Moschino à New York en novembre dernier. montrant absolument à cette personne TOUS mon travail et mes carnets de croquis originaux et mes idées. Voir le spectacle Moschino hier me rend si triste et je me sens tellement blessé.

Une habitude banalisée

Mais ce n’est pas le seul cas que l’on a pu recenser ces dernières années. La célèbre maison Dior avait pu être épinglée avec son défilé pour thème « Niki de Saint-Phalle » qui avait été présenté 4 ans auparavant par la créatrice Coppelia Pique. Quant au créateur chouchou des podiums Jacquemus, il n’est pas sans reste, son défilé ayant pour thème le souk avait connu un micro bad buzz pour appropriation culturelle. Les grands noms de la mode ne sont pas à l’abri de certains scandales et révélations sur un travail que l’on peut penser le leur. La mode sait tricher, et ses inspirations ne se limitent pas à son environnement comme on veut nous le faire entendre.

 

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