« Océanie », l’exposition de tous les superlatifs

Deux cent cinquante ans après le premier voyage de James Cook, le musée du quai Branly–Jacques Chirac présente pour la première fois en France – une exposition d’envergure sur le continent aux vingt-cinq mille îles. Près de 200 œuvres anciennes comme contemporaines racontent les cultures et les peuples insulaires, et dressent un panorama de l’art océanien.

De la Nouvelle-Guinée à Rapa Nui (île de Pâques), d’Hawaii à Aotearoa (Nouvelle- Zélande), l’exposition présente le Pacifique insulaire dans son ensemble. Issus de ce vaste territoire constellé d’îles, les « arts d’Océanie » consistent en un ensemble de styles, associés à de très nombreux groupes culturels et linguistiques, et à des traditions dynamiques, mouvant au gré de changements historiques.

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Si chaque archipel, îlot, terre a su conserver ses particularités, les artistes partagent néanmoins des questionnements, des problématiques et des réflexions communes. Véritable voyage au cœur du Paci que, Océanie met l’accent sur ce qui lie les cultures et les peuples et intègre en ce sens une réflexion contemporaine sur le monde océanien.

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Ces dernières décennies, historiens de l’art, anthropologues et artistes ont accordé un grand intérêt aux thématiques de rencontres, d’échanges et aux phénomènes d’hybridation dans les arts océaniens. Des études croisées entre les collections muséales et les cultures vivantes ont permis de prendre conscience de la richesse et de la variété des genres artistiques insulaires mais aussi de mieux les comprendre. Ainsi les œuvres emblématiques ne sont-elles plus nécessairement considérées comme l’expression de la « tradition », mais évoquent aussi des moments dans l’histoire de cultures marquées par le commerce, bousculées par la colonisation, l’évangélisation, et plus récemment le changement climatique.

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