Salon du 2 roues : Quoi de neuf ?

Eurexpo, à Chassieu dans la banlieue lyonnaise accueille de nouveau le Salon du 2 roues du 4 au 6 Mars 2016. Nouveautés et améliorations sont au programme.

Les plus grands constructeurs sont présents. Yamaha, Honda, Kawasaki ou encore Aprillia présentent leurs nouveaux projets mais aussi les améliorations mis en place sur leurs modèles précédents. Sur trois jours les passionnés de deux roues pourront essayer et bénéficier de nombreuses offres et conseils.

Honda est très attendu durant ces trois jours, entre autre, à cause de la sortie de l’Africa Twin. Moto mythique du Paris / Dakar remis au goût du jour, après plus d’une décennie absente du catalogue du premier constructeur moto. 2016 marque un tournant pour les fans de trails et de voyages. Passe-partout c’est un véritable couteau-suisse. Robuste, elle permet de voyager à travers le monde, avec une bonne dose de motivation. Le catalogue plus que fourni niveau option, permettra à chacun de l’adapter à sa conduite et à l’utilisation qu’il veut en faire. Avec un prix de départ de 12 999 euros, elle se situe dans la moyenne des trails haut de gamme.

Afrca Twin
L’Africa Twin de Honda © Jean-Baptiste Bornier

Le vert à l’honneur 

Très exigeante à conduire, la position de pilotage demande de l’expérience, et l’assurance demande un rein. Cependant le plaisir de posséder une sportive dépassant les 200 chevaux est grisant. Le prix des machines ainsi que l’entretien n’arrête pas les amoureux de moto. En effet, le stand Kawasaki est littéralement surchargé. Avec la sortie de la H2R, moto de 300 chevaux pouvant atteindre le 257 km/h, fait rêver la plupart des motards. Tout comme sa version route H2. Kawasaki ne s’arrête en si bon chemin.

La Kawasaki H2R, un monstre de design © Jean-Baptiste Bornier
La Kawasaki H2R, un monstre de design © Jean-Baptiste Bornier

La nouvelle ZX10R, fameuse sportive de la marque ayant remporté de nombreux prix en Superbike, est présente ! Le changement est le maître mot. Avec des nouveaux freins pris en charge par Brembo, du très haut de gamme, ainsi qu’une électronique de pointe, comprenant une aide au départ, un anti-patinage et un meilleur frein moteur. Une vrai moto de piste !

La légendaire ZX10R de Kawasaki © Jean-Baptiste Bornier
La légendaire ZX10R de Kawasaki © Jean-Baptiste Bornier

« Le marché du roadster est le plus lucratif »

Chez Yamaha, le choix est très large. De la nouvelle MT-10 pour les roadsters, motos avec une position droite et plus agile qu’une sportive, à la nouvelle YZF-R1, sportive du futur, en passant par la XSR900, choper des années 70, tous les goûts sont présents ! Guillaume Carrer de Yamaha indique les meilleurs vente de la marque : « Le marché du roadster est le plus lucratif depuis des années. Avec la nouvelle gamme MT (Master of Tork ou Maître du Couple), nous offrons des roadsters avec un couple d’une grande capacité. Ce qui les rend très agréable à conduire, notamment à bas régime. C’est ce que nous avons le plus vendu cette année. Avec un nouveau design elle est la parfaite remplaçante de la gamme Fazer. »

MT-09 de Yamaha © Jean-Baptiste Bornier
MT-09 de Yamaha © Jean-Baptiste Bornier 

 

La Yamaha R1 change de look © Jean-Baptiste Bornier
La Yamaha R1 change de look © Jean-Baptiste Bornier

Le sport à l’italienne

C’est sur le stand d’Aprilia que les sportives européennes impressionnent le plus. Avec la RSV4 R ainsi que la version F, pour Factory. Le regard est attiré inexorablement par l’allure de ce monstre. Avec de nombreuses pièces haut de gamme, comme des étriers de freins Brembo, des suspensions Öhlins, on a juste envie de la prendre pour l’emmener sur circuit. A cela s’ajoute une nouvelle plateforme multimédia. Permettant de régler la moto à la conduite du pilote, elle a en mémoire les plus grands circuits comme celui du Man ou Jerez en Espagne. Cependant, le côté sportif n’est pas la seule qualité de la marque italienne.

L'Aprilia RSV4 © Jean-Baptiste Bornier
L’Aprilia RSV4RR © Jean-Baptiste Bornier

Avec la Shiver, Aprilia permet à de jeunes motards d’avoir une moto de grande qualité pour 9 000 euros, la moyenne des bons roadsters. Avec des pièces Öhlins, Brembo, et une suspension aux petits oignons, le prix est largement justifié. La position de conduite est agréable et naturelle. Les poignets ne souffrent pas du tout. Légère, on prend tout de suite confiance. Un pur plaisir.

Ducati n’est pas en manque non plus avec la présentation de la 959 et de l’édition 2016 de sa mythique 1299 Panigale. Réservée aux bourses sans limites, la Ferrari de la moto est resplendissante. Accaparant l’attention de quiconque s’en approche de trop près, elle en a fait rêver plus d’un et c’est bien compréhensible !

Ducati 1299 Panigale © Jean-Baptiste Bornier
Ducati 1299 Panigale © Jean-Baptiste Bornier

La dureté allemande

Sur le stand de nos voisin, la foule s’accumule. Non pas à cause d’une quelconque nouveauté, mais juste l’entrain que procure BMW. Marque de luxe, confort, longévité et performance. Voilà comment décrire celle-ci. Nombreux sont les quarantenaires à venir observer les routières comme la K1200 GT ou la R1200GS, meilleures ventes de la marque. Elles ne sont pas très agréables à regarder certes, mais le plaisir de conduite est bien là. Pour faire du kilomètre rien de mieux ! Cependant, pour avoir le confort maximum, comme les poignées chauffantes, il faudra prévoir un assez gros budget car tout est en option.

 

BMW R1200GS © Jean-Baptiste Bornier
BMW R1200GS © Jean-Baptiste Bornier

Un gouvernement lent

La question qui préoccupait la majorité des personnes présentent au salon, était bien sur celle sur la loi des 100 chevaux. En effet, la France est le seul pays à être limité au niveau de la puissance, plus précisément à 106 chevaux. Ce qui apporte des motos creuses et qui manque de répondant. Un accord permettant de posséder une moto à pleine puissance, seulement si celle-ci est équipée d’un freinage ABS, devait être signé en début d’année. 1er janvier 2016, aucune nouvelle et de nombreux concessionnaires et motards embêtés : « Nous avons vendus quelques R1 cependant, les acheteurs ne peuvent pas les récupérer puisque la loi n’est  pas encore passée. Ils ont payé et souvent revendu leur moto, unique moyen de transport, pour finalement ne plus pouvoir se déplacer, » indique Guillaume Carrer. Un handicap qui est encore loin d’être résolu.

La bonne humeur était tout de même là, il en faudrait plus pour qu’ils laissent de côté leur passion. Du vendredi au dimanche la foule est présente sans interruption. Montrant bien que cet univers est loin de disparaître !

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