A Varsovie, un forum sur la nicotine pour promouvoir la réduction des risques

Le sixième Forum Global sur la Nicotine (GFN, Global Forum on Nicotine) s’est tenu en juin à Varsovie en présence d’experts du monde de la santé venus de plus de 70 pays différents. L’occasion d’échanger sur les moyens d’intégrer la réduction des risques et les substituts à la cigarette aux politiques de santé publique.

Chaque année, plus de 5,3 trillions de cigarettes sont fumées par 1,1 milliard de personnes à travers le globe


Chaque année, plus de 5,3 trillions de cigarettes sont fumées par 1,1 milliard de personnes à travers le globe. L’épidémie de tabagisme constitue l’une des principales causes de mortalité au monde, sans même parler des multiples maladies et handicaps causés par la cigarette.

Face à cette situation, le monde médical se mobilise de plus en plus massivement pour préconiser une approche de réduction des risques à l’image des positions défendues lors du GFN.

D’où des prises de position extrêmement engagées au cours des débats du GFN, comme les propos tenus par David Abrams, professeur au département de Santé publique globale de la prestigieuse New York University, qui a fait un parallèle fort entre l’accès aux substituts nicotiniques pour les fumeurs et les substituts aux opiacés (de type Méthadone) fournis aux toxicomanes.


« La réduction des risques se situe à l’intersection des droits de l’Homme et de la justice sociale. Il s’agit de personnes, y compris les fumeurs, et de leur droit fondamental à prendre des décisions pour eux-mêmes et d’avoir accès à des technologies qui les aide à atteindre un meilleur niveau de santé », a-t-il affirmé en référence aux politiques d’accompagnement des toxicomanes pour les aider à décrocher, tout en limitant l’impact de leurs pratiques à risque sur leur santé.


Des propos en adéquation avec la thématique de cette édition du GFN, baptisée cette année : « Il est temps de parler de nicotine ».

Un titre volontairement provocateur afin de distinguer le tabagisme de la consommation de nicotine, certes fortement addictive, mais n’ayant pas d’effets nocifs sur la santé.

C’est justement cette distinction qui fait dire à de nombreux experts médicaux que la nicotine peut jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre le tabagisme.


Selon plusieurs études parues ces derniers mois en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, la cigarette électronique, qui fournit des doses de nicotine à ses utilisateurs, est l’outil d’accompagnement au sevrage tabagique le plus efficace pour les fumeurs souhaitant arrêter la cigarette. D’après ces études, le taux de réussite augmenterait de 95% par rapport à des fumeurs ne choisissant aucune méthode d’aide au sevrage.

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