Les Français inquiets pour leur retraite : épargner dès maintenant

En ces temps tourmentés et les récentes élections présidentielles, les Français s’inquiètent toujours plus pour leur retraite, à juste titre. Zoom sur ce qu’il faut faire et ne pas faire.

Anticiper pour une retraite plus sûre

Vous disposez chaque mois d’une petite épargne et avez en tête d’en consacrer une partie au financement de votre retraite. Très bonne idée. À condition de choisir les placements les mieux adaptés à votre situation personnelle et financière.

Il existe en effet un univers de choix très large et vous devrez vous décider entre des produits sans risque en capital, mais peu rémunérateurs et d’autres nettement plus rentables mais où votre épargne n’est pas garantie. Calculez combien vous pouvez investir chaque mois pour construire votre patrimoine.

Plus vous démarrerez la constitution de votre cagnotte retraite tôt, plus le mécanisme de la capitalisation jouera en votre faveur. Les sommes épargnées produiront des intérêts, qui viendront grossir chaque année votre capital et rapporteront des intérêts à leur tour. En commençant à épargner jeune, votre effort d’épargne mensuel devra être largement moins important que si vous commencez à 10 ans de votre retraite.

À titre d’exemple, si vous investissez 150 € par mois dans un placement qui rapporte 4 % par an sur le long terme, au bout de 30 ans, vous vous trouverez à la tête d’un capital de près de 105 000 €. Si vous n’avez que 10 ans devant vous, vous devrez épargner dix fois plus, soit 1500€/mois, pour obtenir le même montant.

Une fois vos besoins déterminés, un autre point doit entrer en ligne de compte : le fait que vous aurez besoin de revenus réguliers pour compléter une pension mensuelle insuffisante ou plutôt d’une épargne dans laquelle puiser en cas de besoin. Car certains placements imposent une sortie en rente viagère.

Enfin la France étant championne du monde en matière de dispositifs fiscaux, optez pour des placements qui n’alourdissent pas le montant de vos impôts actuels, mais aussi…futurs.

L’épargne salariale : à privilégier si vous y avez droit

Si vous avez la chance d’être salarié d’une entreprise qui propose un PEE (plan d’épargne entreprise) et un Perco (plan d’épargne retraite collectif), ces deux placements permettent de se constituer une épargne retraite personnelle tout en bénéficiant de coups de pouce de votre employeur.

Ce dernier a la possibilité, chaque année, d’abonder votre plan en y versant des sommes. Le PEE comme le Perco peuvent être alimentés par :

  • vos versements libres (dans la limite de 25% de votre revenu brut annuel) ;
  • votre participation ;
  • votre intéressement (que vous pouvez bloquer sur vos plans d’épargne pour qu’ils ne soient pas fiscalisés) ;
  • et l’éventuel abondement de votre entreprise (plafonné).

« L’épargne salariale fonctionne finalement comme une assurance vie », explique Hervé Martin, consultant pour le site internet Cieleden.

Attention ! Si vous pouvez débloquer les fonds investis sur un PEE au bout de 5 ans, il n’est pas possible de sortir du Perco avant la retraite (sauf exceptions). « Ce placement est le seul estampillé retraite qui autorise la sortie intégrale en capital », souligne Hervé Martin.

Mais vous pouvez aussi opter pour une rente viagère, imposée partiellement.

À faire : Placez des fonds sur votre PEE et votre Perco pour saturer l’abondement de votre employeur.

À ne pas faire : Tout investir sur son Perco, car Les sommes restent bloquées jusqu’à La retraite même si vous quittez votre entreprise, Panache entre PEE el Perce pour garder de l’épargne facilement accessible en cas de besoin,

Gare à la fiscalité !

Les versements sur un Perp ou un Madelin viennent en déduction des revenus taxables chaque année, dans la limite de certains plafonds. Mais attention, ce coup de pouce à l’entrée implique une taxation supérieure du capital ou de la rente à la sortie.

A contrario, sans carotte fiscale à l’entrée (assurance vie par exemple), vous bénéficiez d’une fiscalité très attrayante à la sortie. L’impact fiscal de chaque placement doit donc être examiné dans sa globalité, au départ comme à la fin. Si vous payez peu d’impôt lors de vos 10 dernières années d’activité, mais que votre taux d’imposition risque de flamber au moment de votre retraite (vous allez hériter d’un patrimoine immobilier lourdement taxé..), il ne sert à rien de souscrire un produit à défiscalisation à l’entrée.

Ce dernier sera, en revanche, bien plus utile si vous touchez un salaire très important, donc fortement taxé, en fin de carrière et que vous anticipez une toute petite pension de retraite.

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