Tortures et abus sexuels sont monnaie courante dans les prisons mexicaines

Selon un rapport publié par Amnesty International, tortures, viols et violences sexuelles envers les femmes sont monnaie courante au sein des prisons mexicaine.

Les droits de la Femme ont encore du chemin à parcourir à travers le monde. Selon TV5 Monde, l’ONG Amnesty International publie un rapport accablant au sujet du milieu carcéral Mexicain et des violences qui y sont prodiguées envers la gente féminine. Le rapport indique que la pratique de « viols, tortures, menaces physiques et sexuelles » sont monnaie courante. TV5 Monde rapporte des détails encore plus sordides : « Tentative d’asphyxie, décharges électriques contre leurs parties génitales, coups sur les seins, pincements violents des mamelons, introductions dans leurs sexes d’objets contendants et d’armes à feu ». Amnesty International a réussi à recueillir le témoignage de 100 de ces « survivantes » qui ont bravé les intimidations et autres écoutes téléphonique qui avaient pour but de les faire taire.

Un pays corrompu par la drogue

Le Mexique est un pays gangréné par la drogue. Son président Enrique Peña Nieto a fait de la lutte contre le trafic de stupéfiant et les cartels, la clé de voûte de son mandat. Par conséquent, tous les traitements (aussi inhumains soit-ils) sont justifiés au nom de la lutte contre la drogue. Pourtant, ces femmes sont souvent les premières victimes de ces cartels, en se prostituant pour ces derniers ou en étant traitées comme des esclaves sexuelles. La police locale fait donc de ces prisonnières des « exemples » et, à travers la torture, passe les nerfs d’une population asphyxiée, à défaut de pouvoir arrêter les vrais trafiquants. Ces femmes (qui représentent 5 à 7% de la population carcérale au Mexique) sont des victimes collatérales, auxquelles il faut ajouter les 22 322 disparitions liées au trafic de drogue que l’on décomptaient en aout 2014 et des 120.000 sous le mandat de l’ancien président Felipe Calderon. Une crise humanitaire sans précédent, dont l’effusion semble être bien difficile à arrêter. 

Une prison désaffectée au Mexique - Crédit : commons.wikipédia
Une prison désaffectée au Mexique – Crédit : commons.wikipédia

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