Le 11 des déceptions et des tops de l’Euro 2016

Quels ont été les tops et les flops de l’Euro 2016 ? Après vous avoir donné notre 11 titulaire ce lundi, passons aujourd’hui à l’évaluation des bons et des mauvais élèves. Pelouses, arbitrage, tout a été passé à la loupe.

L’Euro 2016 aurait pu être merveilleux pour la France, pays organisateur, si les Bleus étaient allés au bout. Mais la fête a été gâchée par Eder, l’attaquant lillois, en finale. Une compétition qui laissera un gout amer à la France ? Pas du tout !

Le top : les supporters

Hormis à cause de certains Russes et quelques anglais (voir ci-dessous), le point positif de cet Euro 2016 a été l’ambiance. Des supporters venus des 4 coins de l’Europe, respectueux, qui se sont plutôt bien comportés, et qui se sont mélangés les uns avec les autres grâce aux fans zones, ou encore dans les pubs. Des chants, comme Will Grigg’s on Fire, sur un air de Gala, ou encore le fameux Don’t Take me Home des anglais, repris par bon nombre de supporters. « Don’t take me home, please don’t take me home, I just don’t wanna go to work, I wanna stay here and drink all the beer ». Des supporters qui, espérons le, donneront envie aux français de retourner dans les stades supporter leurs équipes, et aux joueurs de se dépasser pour eux.

Le top : les arbitres

Pas d’arbitres français à partir des 1/8e de finale de l’Euro, cela s’est ressenti. Très peu de cartons rouges, pas de problèmes d’arbitrages, et les arbitres ont su se faire respecter, malgré le fait que le foot n’ait toujours pas intégré la vidéo et que, durant l’Euro, la Goal Line Technology n’ait pas été utilisée. En revanche, au mois d’aout prochain, le retour à la Ligue 1 et à ses principes habituels, dont l’arbitrage catastrophique fait parti, risque de faire mal…

La bonne nouvelle : Les Bleus retrouvent des supporters

Les Bleus avaient perdus leurs supporters en 2008, après une sortie malheureuse en phases de poule de l’Euro, prenant au passage 4 buts face aux Pays-Bas. Ils ont ensuite définitivement coupé le cordon en 2010 après une Coupe du Monde absolument scandaleuse sur et en dehors des terrains. Mais depuis, le retour en grâce des Bleus est revenu petit à petit, toujours en se faisant éliminer par le vainqueur de l’épreuve. Cependant, on déplorera l’ambiance très moyenne mise par les supporters français en finale de l’Euro. Si l’on a entendu de l’ambiance pendant les deux sorties des Bleus au Vélodrome, ainsi que celle à OL Land, en revanche, les matchs de la France au Stade de France, et particulièrement en finale, se sont déroulés dans un silence de cathédrale côté Bleus.

Les Flops : le mutisme de certains grands buteurs

Pas de triplé pour CR7, Lewandowski ou encore Thomas Muller et Lukaku. Les buteurs ont déçu pendant cet Euro, même si Giroud et quelques autres joueurs ont inscrit des buts. Muller, c’est 0 buts, Lukaku c’est un seul but et des occassions vendangés, quant à Robert Lewandowski, si il a inscrit le but le plus rapide de l’Euro face au Portugal, il n’aura inscrit qu’un seul et unique but. C’est trop peu pour le capitaine de la Pologne.

Les flops : L’absence de très grands matchs

Si nous nous sommes régalés en vivant l’Euro 2016 de l’intérieur, à Marseille, à Paris, à Lyon ou encore à Saint-Etienne pour notre part, en revanche, du côté du beau jeu, il faudra repasser. L’édition 2016, tout comme l’édition 2004, aura été faible en buts, et hormis quelques beaux matchs (Galles – Belgique, Allemagne-France, Croatie-République Tchèque, Portugal-Hongrie, Islande-France) on aura globalement été déçu du niveau de jeu global des équipes. L’Espagne, la Belgique, l’Angleterre, et même le champion portugais ont déçu par leur fond de jeu. De quoi faire déjouer tous les pronostics.

Le bonnet d’âne : la Russie

La Russie a non seulement fait pâle figure sur mais aussi en dehors des terrains. Sur le terrain, les Russes ont été sortis en phase de poules. En dehors du terrain, des centaines de hooligans russes sont venus en France pour défier les autres nations européennes… dans la rue, dont les anglais. A Marseille ou à Lille, ils ont laissé une très mauvaise image. Le gouvernement russe de Vladimir Poutine n’a pas condamné ses exactions, bien au contraire, certains hauts placés ont même félicité les hooligans.

Le mauvais élève : les pelouses

Au Vélodrome, à Lille, à Lens ou même au Stade de France, les footballeurs ont du se démener avec un adversaire de taille : la pelouse. Certains joueurs se sont même plaint après le match, et de nombreux commentateurs sportifs sont montés au créneau, notamment après que la pelouse du stade Pierre Mauroy ait été repeinte en vert pour cacher la couleur jaunâtre de l’herbe…

Le + : Les nations émergentes

Qui aurait prédit que l’Islande et le Pays de Galles iraient aussi loin dans cet Euro ? Et qui aurait prédit qu’il y aurait aussi peu d’écart entre toutes les nations ? Ce qui a rendu l’Euro 2016 particulièrement beau et intéressant, c’est le fait que n’importe quelle équipe ait pu y croire à un certain moment, des nations comme l’Irlande du Nord ou encore la Hongrie ont réussi leur Euro car leurs joueurs se sont dépassés et ont atteint des 1/8e de finale.

 

 

 

 

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