Mais que se passe-t-il à l’AS Saint Etienne ?

Alors que le club de l’ASSE vit un début de saison poussif voir catastrophique, les dirigeants ne semblent pas encore tirer la sonnette d’alarme. Nous si.

 
alt="magic-fans-gand-déplacement-torches-ultras-asse-gantoise"
Gent vs ASSE déplacement ultra photo Twitter tous droits réservés

Nous allons tenter de réfléchir, points par points, afin de déterminer comment le club de l’ASSE, 4ème du dernier exercice de Ligue 1, peut se retrouver 16ème du championnat avec un effectif plus riche qu’au printemps dernier.

Un fond de jeu insipide : un coach pas au niveau ?

Alors que Ghislain Printant a été nommé entraineur numéro un après le départ de Jean-Louis Gasset à l’intersaison, l’homme, peu expérimenté en tant que coach principal, a dirigé son premier match européen de sa carrière face à la Gantoise. Pas de surprises. L’équipe a souffert.

Et c’est inquiétant. Printant a une nouvelle fois aligné sa défense à 5, bancale. Les anciens étaient tous alignés au coup d’envoi. Plus inquiétant, le système de jeu ne permet pas d’avoir un 9 devant, donc l’équipe joue sans point de fixation, avec pour seuls joueurs offensifs Hamouma et Khazri. Perrin et Moukoudi se sont souvent fait déborder.

Pour jouer avec une défense composée de 3 centraux, encore faut-il avoir des joueurs rapides… Et ce n’est pas le cas. Le pauvre Perrin a souffert le martyr comme piston droit, avant que Moukoudi, tout aussi lent que LP, ne soit lui aussi sacrifié sur le flanc droit.

Il a fallu attendre le 3ème but de Gand pour que Printant se décide à faire rentrer Beric ou encore Arnaud Nordin, deux garants de la bonne fin de saison de L’ASSE, pour que Sainté se mette enfin à avoir des occasions. Mais Printant n’a pas sorti l’un de ses trois défenseurs centraux, malgré le handicap de deux buts à remonter. Sans doute avait-il peur de prendre une valise face à Gand. Un manque d’ambition dans le jeu ? Certainement oui.

Finalement, le 11 titulaire ne bouge pas, et malgré le recrutement, les cadres de l’équipe ne sont jamais mis en concurrence. Défensivement, l’équipe est à la ramasse, offensivement, aucun plan de jeu n’est prédéfini. Malgré l’expérience des joueurs sur le terrain, l’ASSE ne respire pas la sérénité, même face à des adversaires plus faibles sur le papier.

Un manque d’intensité flagrant

Pourquoi le TFC, la Gantoise ou encore Brest sont arriver à malmener ce bloc stéphanois ? Les équipes qui affrontent l’ASSE mettent plus d’impact physique. Il semblerait que certains joueurs ne soient pas au niveau physiquement, (méforme pour certains, surpoids pour Khazri) d’où ma question. Ce groupe est-il correctement préparé pour les échéances actuelles ? Alors que les mauvais résultats s’enchainent, certains joueurs semblent profondément agacés. Un début de scission dans le groupe ?

ASSE : Un manque d’imagination dans le recrutement

Le départ de Jean-Louis Gasset et de son réseau de recrutement a profondément affecté le sportif dans le club. Alors que l’ASSE n’a pas Directeur Sportif, il semble également que l’ASSE ne fasse pas les efforts suffisants pour dénicher de bons joueurs à des prix malins. L’ASSE attire des noms certes.

L’ASSE n’a aucune ambition cette saison

Roland Romeyer

Mais la plupart des joueurs ciblés par le club sont des anciens de L1 qui font banquette à l’étranger. Ou encore des joueurs proposés par des agents aux clubs de L1, comme Trauco ou Palencia. Et si l’ASSE n’avait finalement pas la main si verte ?

Un effectif vieillissant, peu rassurant pour le futur du club

Cabaye, Debuchy, Perrin, Monnet Paquet, Ruffier et Hamouma ont tous la trentaine bien tassés, ou bientôt trente pour M’vila. Aucun n’a été épargné par les blessures pendant leur carrière, tandis que d’autres comme Boudebouz ou encore Beric et Ahlouhou ne retrouveront peut être plus leur forme optimale. Comment l’ASSE compte rajeunir cet effectif ? Je trouve que les jeunes ne se sont pas forcément bien intégrés dans le collectif (seul Moukoudi ou Youssouf jouent titulaires).

Des décisions stratégiques curieuses

Alors que Roland Romeyer est revenu aux affaires – il avait pris de la distance avec le club après le départ de Christophe Galtier – RR a posé de nouveau sa patte à l’ASSE. Résultat : une direction bicéphale, sans réelles ambitions. Caiazzo avait déclaré il y a peu que le club pouvait aller en finale d’Europa League, quelle blague. Le club tout entier subit plus qu’il n’agit. Les dirigeants se contentent d’annonces hasardeuses, car, comme l’a déclaré récemment Romeyer, « le club n’a aucune ambition cette saison ».

L’ASSE possède le sixième budget de Ligue 1, largement devant un club comme Rennes, qui n’a pourtant pas hésité à sortir 20 millions pour attirer un jeune espoir du Sporting Lisbonne. Alors que l’ASSE a dépensé 12 millions pour recruter une douzaine de joueurs, dont on se demande encore quelle plue-value ils apportent.

Si l’ASSE a recruté en ce mois de septembre, Paquet et Rocheteau, qui ne faisaient pas l’unanimité, n’ont pas été remplacés. Il manque cruellement un directeur général. Un DG peut prendre des décisions à la place de Caiazzo et Romeyer, souvent en désaccords. Il manque également un Directeur Sportif en charge du recrutement.

Tant que les supporters resteront derrière leur équipe, les dirigeants ne bougeront pas le petit doigt. En revanche, après une nouvelle défaite face à Angers, les supporters pourraient commencer à gronder…

Signaler une erreur.

Rejoins-nous sur Facebook !