Le « Porn studies » : un nouveau champ de recherche universitaire

Une nouvelle matière pourrait faire son entrée dans les universités Francaise : l’étude du porno ! Pour les prochains cours, vous regarderez « Ma sorcière bien bais… ». Pas vraiment le genre de devoir qu’on attend de la part d’un professeur d’université. Pourtant, les étudiants de l’Université de Pasadena, en Californie, ont reçu cette consigne plus d’une fois. Le site rue89 a interviewé François-Ronan Dubois, chercheur en Lettres, afin qui parle de cette matière. C’est une nouvelle discipline universitaire aidant à montrer que « la pornographie n’est pas forcément un objet culturel et une pratique professionnelle qui doivent être déconsidérés, mais qu’il y a aussi quelque chose à en tirer ».

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Ce sujet d’étude, a mis 14 années à traverser l’Atlantique, du fait que l’industrie pornographique française est un peu moins énorme qu’aux USA.

 

Une formation qui ne mène bien sur pas au métier d’acteur porno

Ce domaine de recherche est un descendant lointain des études de genre : une formation qui ne mène bien sur pas au métier d’acteur porno. L’objectif est en autre de porter un regard critique sur un phénomène devenu partie intégrante d’une société saturée de porno, et de comprendre les rouages du cinéma X. Donc, les « porn studies » se traduisent aussi par un style cinématographique avec une pornographie dite éthique avec par exemple « dans certaines vidéos SM, l’acteur vient à la fin de la vidéo dire que c’était bien un rôle qu’il jouait et qu’il a pris du plaisir à le jouer, que ce n’était pas une domination naturelle, une vraie scène de viol : c’était un jeu » comme l’explique François-Ronan Dubois. Des universitaires rédigent des ouvrages sur le porno et pendant ce temps, certains potassent leur cours d’approche diachronique de la langue française…

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